C’est à une présence inhabituelle qu’ont eu droit hier les riverains de l’institut sacré cœur d’Adjamé(Isca). 

Au cours de notre passage aux environs de 10h sur les lieux, une dizaine d’agents de la police scientifique, des pompes funèbres et des médecins légistes en blouses vertes s’affairent dans une cour commune dont l’entrée est fermée par une bâche. Un corbillard posté devant l’habitation, attend de démarrer avec des ossements humains. 

Selon des indiscrétions, des ossements des victimes de la crise postélectorale ont été découverts dans une fosse sceptique. Mais à notre grande surprise, un officier de police a refusé l’accès du site à l’équipe de reportage au motif que cette opération n’est pas ouverte à la presse selon des instructions reçues du ministère de la Justice. « C’est la méthodologie que nous avons adoptée pour les exhumations de corps et toute la presse a été informée depuis le début de ces opérations. Nous souhaitons qu’il n’y ait aucun écrit là-dessus », a dit Jean-François Kouakou, chargé de communication audit ministère, joint par téléphone. A en croire des riverains, depuis quelques jours, des travaux de démolition de maisons ont lieu dans le sous-quartier Bracodi et des corps auraient été découverts dans des habitations.

                  Source : Notre Voie |   Jeudi 28 Novembre 2013