Mardi 11 août 2020 -

Mardi 11 août 2020 -

Maurice Kakou Guikahué est farouchement opposé à la candidature d'Alassane Ouattara à la présidentielle du 31 octobre 2020. Le secrétaire exécutif en chef du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI, opposition) soutient fermement que la Constitution ivoirienne n'autorise pas le chef de l'État à briguer un 3e mandat. Le proche d' Henri Konan Bédié a livré une confidence que lui aurait faite le chef de l'État.

 

Guikahué s'insurge contre la candidature d'Alassane Ouattara

Alassane Ouattara est lancé pour un 3e mandat. Le chef de l'État a annoncé sa candidature le jeudi 6 août 2020 dans une adresse à la Nation. Il n'en fallait pas plus pour susciter de vives réactions dans le camp de l'opposition ivoirienne. Dans les colonnes de Le Nouveau réveil, Maurice Kakou Guikahué s'est prononcé sur la candidature du président du RHDP (Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix).

"Nulle part, il n’est inscrit dans la Constitution que si Bédié est candidat, d’autres personnes peuvent l’être. En matière électorale où dans les cas de l’élection présidentielle, c’est la Constitution qui compte. Pour ce qui est de la candidature d’Alassane Ouattara, je dirai que le président a violé, de façon flagrante, la Constitution de Côte d’Ivoire", a lâché le secrétaire exécutif en chef du plus vieux parti politique de Côte d'Ivoire.

Poursuivant, Maurice Kakou Guikahué estime avoir été trompé par Alassane Ouattara. "Moi qui vous parle, je suis bien placé parce que j’étais au cœur de la préparation de la Constitution de novembre 2016. J’ai fait des réunions avec le président Alassane Ouattara qui, la main sur le cœur, nous a dit qu’il n’était pas question d’un troisième mandat et que c’est pour cela qu’on mettait un article, 183 dans la Constitution de 2016", a fait savoir l'ex-ministre.

 

Guikahué avoue qu'après avoir battu campagne au pays bété pour la Constitution, il se sent comme "quelqu’un qui a été trompé et que l’on a amené à tromper son peuple". "Je voudrais donc présenter toutes mes excuses au peuple bété de Côte d’Ivoire à qui j’ai dit que l’article 183 de la Constitution ne permettait pas un 3e mandat", s'est-il exprimé.