Le site « regardssurgbagbo.net » arrive, toutefois, à donner la parole à Emmanuel Altit qui répond succinctement à quelques questions d’internautes sur le dossier « Laurent Gbagbo », l’ancien président ivoirien détenu au centre pénitentiaire de Scheveningen à La Haye.

    Il est suspecté de crimes contre l’humanité, dans son pays, lors des violences post-électorales entre décembre 2010 et avril 2011. Dans une vidéo qui dure moins de deux minutes et publiée sur « regardssurgbagbo.net », le mardi 7 janvier 2014, Emmanuel Altit répond à l’interrogation : « Où en est l’affaire Gbagbo ? ».

L’avocat français explique, d’abord, qu’il « appartient au procureur (de la Cpi) de présenter les éventuels éléments qu'il aura obtenus depuis ces derniers temps ». Me Altit souligne, ensuite, qu’il appartiendra à la Défense d’examiner lesdits é léments de preuve, « de les analyser » et  « de procéder à des enquêtes, de tester la preuve du procureur de manière à ce que de cette discussion, émerge une forme de vérité et que les juges soient suffisamment éclairés pour prendre une décision la plus évidente possible ». Dans l’affaire « Gbagbo », les juges ont décidé d’ajourner l’audience de confirmation des charges et ont demandé au Procureur «d’envisager d’apporter, dans la mesure du possible, des éléments de preuve supplémentaires ou de procéder à de nouvelles enquêtes » relativement à un certain nombre de points. Emmanuel Altit affirme, dans la vidéo, que la procédure « va prendre un certain tempsau moins quelques mois ». Un calendrier a été publié par la Chambre préliminaire 1, le 17 décembre dernier. Les juges ont ordonné au Procureur de communiquer à la Défense, d’ici au lundi 13 janvier 2014, les preuves sur lesquelles elle entend se fonder lors de la procédure de confirmation des charges. Les juges ont encore décidé que la Défense pourra présenter des observations écrites finales en réponse aux observations du Procureur et des victimes jusqu’au jeudi 13 mars 2014.  Dans l’élément que nous avons visionné, hier, l’avocat de Laurent Gbagbo joue la carte du réalisme : « (le calendrier) est susceptible de certaines modifications, mais il est probable que la décision des juges de la chambre préliminaire - la décision en première instance - sera rendue avant les vacances d'été. Cette dé cision pourra éventuellement faire l'objet d'un appel de la part des deux parties, défense et accusation. À ce moment-là, la décision définitive sur la confirmation des charges, c'est-à-dire la question de savoir s'il y aura procès ou pas, ne sera pas tranchée avant peut-être septembre, peut-être octobre, bref, la deuxième moitié de l'année 2014. »

 

 Kisselminan COULIBALY

Source 
Soir Info