Publié le jeudi 4 septembre 2014 | Notre Voie
dans une décision rendue le 28 août dernier, la juge unique
de la chambre préliminaire 1, mme silvia fernandez de
Gurmendi, a dit un non retentissant à fatou Bensouda, la
procureure de la cour pénale internationale (cpi), selon des
sources dignes de foi. celle-ci avait déposé une requête
le 13 août pour demander que des mesures
spéciales restrictives autorisant une écoute active et l’enregistrement audio et vidéo de toutes les visites de charles Blé Goudé soient mises en place, a révélé notre source s’appuyant sur des documents issus de la cpi.
selon la procureure gambienne, l’ancien ministre ivoirien
peut utiliser ses communications et ses visites confidentielles. elle soutient également que charles
Blé Goudé peut utiliser son charisme pour influencer toute
personne pouvant communiquer avec lui.
La procureure était en fait mécontente du fait que le porteparole du leader du cojep ait créé une page facebook (Blé Goudé news officiel) et un email par lequel le jeune détenu pourrait recevoir des messages. elle a également cité un article d’un média en ligne dans lequel  un individu se vantait d’avoir échangé au téléphone avec charles Blé Goudé. et un autre qui indiquait que Blé Goudé avait reçu les cent premier messages qui lui étaient destinés.
mais la défense de Blé Goudé avait demandé que la requête
de la procureure soit rejetée au motif que son client étant
un homme public, il est normal qu’il reçoive des messages
d’encouragement. surtout après 14 mois de détention
extra-judiciaire dans un total isolement.
La juge a finalement tranché en faveur de charles Blé
Goudé. car, pour elle, donner une suite favorable à la procureure, ce serait porter une atteinte grave à l’intimité et aux droits les plus élémentaires du détenu qui n’est qu’en détention préventive. silvia fernandez de Gurmendi a précisé
que la requête de la procureure ne contenait aucun élément
donnant à croire que charles Blé Goudé peut divulguer
des informations confidentielles ou influencer des
témoins. Pour elle, la page facebook et l’e-mail ont juste
pour fonction de recevoir des  messages d’encouragement.
Lesquels ne parviennent au détenu qu’après avoir été vérifiés
par le greffe de la cpi. ils n’influencent donc en rien la
procédure. et pour bien faire les choses, la juge a infligé un second revers à la procureure en déclaration que sa requête soit rendue publique alors que celle-ci souhaitait qu’elle reste
confidentielle.