Selon Franklin Nyamsi, Conseiller de Guillaume Soro dans une déclaration lundi, la liberté de Guillaume Soro et de Djibrill Bassolé a été violée par la révélation de leur conservation téléphonique. Aucune mention d’un quelconque montage comme c’est devenu la chanson préférée de Guillaume Soro et de son entourage. Accidentel ou délibéré? Rien n'est moins sûr.

La déclaration de Nyamsi signée "Les écoutes téléphoniques anti-Soro : analyse à froid d'une énième tentative d'assassinat politique", accuse les services secrets burkinabé d'être à l'origine de la fuite des écoutes téléphoniques à la presse.

 

"On a beau haïr Guillaume Soro, ce serait abomination que de sacrifier les libertés de tous les citoyens de Côte d'Ivoire et du Burkina, voire de tous les citoyens africains, comme on a manifestement violé la sienne et celle du Général Bassolé", s’est fendu Franklin Nyamsi dans sa déclaration hier.

Cette déclaration confirme de fait l’authenticité des écoutes téléphoniques entre Guillaume Soro et Djibrill Bassolé, car elle met l’accent sur la violation de liberté dont ces derniers ont été victimes, et ne fait en aucun cas mention d’une quelconque manipulation ou d’un montage technique, comme c’est devenu la stratégie de défense du camp Soro depuis l’éclatement de l’affaire par IvoireBusiness.

Aussi incroyable que cela puisse paraître, le conseiller du président de l'Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, qualifie les écoutes d’anti-Soro, et va jusqu’à donner des conseils pour ne plus se faire prendre en matière d’écoutes.

 

"L'affaire des écoutes téléphoniques anti-Soro met les Etats de toute l'Afrique en demeure de verrouiller les failles qui permettent ou facilitent de telles dérives", poursuit-il, avant de préconiser "deux réformes urgentes" qui, selon lui, s'imposent "dès lors dans leurs systèmes".

 

Puis Franklin Nyamsi se met à jouer les experts ès-écoutes téléphoniques et recommande d’ "Identifier les points et failles matérielles comme humaines, du système de sécurisation des télécommunications nationales et internationales" et de "sécuriser davantage l'intimité et la confidentialité des conversations privées des plus hautes autorités de l'Etat, dont la violation sans aucun doute, constitue un acte de déstabilisation évidente des institutions républicaines", poursuit-t-il.

Pour lui, son patron Guillaume Soro a tout simplement été victime d'une violation de ses libertés et non d'un montage. On ne peut pas être plus clair en terme d’authentification desdites écoutes.

 

Et comme on l’a dit plus haut, pour monsieur Nyamsi, "ce sont les Services Secrets Burkinabé qui ont divulgué les conversations privées d'un citoyen burkinabé (Djibril Bassolé, ndlr) et d'un citoyen ivoirien (Guillaume Soro, ndlr), ouvrant ainsi ostentatoirement leurs coffres-forts à la curiosité de toutes sortes d'aventuriers », affirme-t-il.

 

Pour lui, ces fuites sont peut-être la preuve « qu'il n'y a plus de services secrets au Burkina Faso", s'interroge-t-il en guise de conclusion.

Affaire à suivre...

 

Serge Touré