La Cour Pénale Internationale (CPI) a rendu public son calendrier des audiences pour le mois de novembre 2013. Au grand étonnement de tous, n’y figure pas l’affaire Laurent Gbagbo. 

Le dossier de l’ex-président ivoirien qui fait partie des personnes poursuivies par ladite Cour et qui est même détenu à la prison de Scheveningen, à La Haye, ne sera pas étudié, officiellement, en novembre prochain. Alors que, selon le Statut de Rome, une audience devrait se tenir en novembre, précisément le 11, pour statuer sur les possibilités de sa remise en liberté provisoire. En effet, le Statut de Rome autorise la Chambre préliminaire à faire un réexamen périodique, au moins tous les 120 jours, de la mise en détention d’un prévenu. 
 
Le dernier ayant eu lieu en juillet 2013, l’on s’attendait à novembre. Mais contre toute attente, la juge en charge du dossier Gbagbo, Sylvia Fernandez de Gurmendi, présidence de la Chambre préliminaire I, a convoqué une audience spéciale qui s’est tenue le 9 octobre 2013, pour étudier des conditions de mise en liberté provisoire du fondateur du Front Populaire Ivoirien (FPI). L’absence de l’affaire Gbagbo au programme du mois de novembre prochain a suscité beaucoup de commentaires de la part des pro-Gbagbo et anti-Gbagbo. 
 
Pour les premiers, c’est certainement en vue de sa libération qu’il n’a pas été programmé. Affirmant que le verdict attendu de l’audience du 9 octobre lui sera certainement favorable. Tandis les seconds assurent que Gbagbo a été oublié, par conséquent, il restera en prison jusqu’en 2014 pour le deuxième round de l’audience de confirmation des charges. 
 
Pour savoir ce que cache exactement ces programmes à polémique de la Cour, nous avons joint par courriel Fadi El Abdallah, porte-parole de la CPI, le vendredi 18 octobre 2013. Sa réponse qu'il nous a envoyée le lundi 21 octobre 2013 tranche d'avec tout ce qui est dit, mais a tout pour tiédir la joie des partisans et sympathisants de Laurent Gbagbo qui croient en sa libération. En effet, il a brièvement fait savoir que « les juges peuvent soit tenir une audience soit simplement rendre une décision écrite, d’où le fait que le calendrier des audiences, qui peut être modifié à tout moment, ne mentionne pas d’audience maintenant. Pour le moment, aucune décision n’a été rendue, et M. Gbagbo demeure au quartier pénitentiaire de la CPI ». Voilà qui est clair. I

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