Il se nomme désormais Nanan Kouam Niamtchê. Le président du Fpi a été ainsi baptisé par le chef de la province des Pinango. Qui a reçu Affi samedi dernier, aux environs de 19h, Affi N’Guessan à sa résidence en présence de toute la crème du royaume Abron. Avant de le baptiser, il l’a lavé de toute la souillure du fait de son emprisonnement. Le rituel s’est déroulé loin des regards indiscrets sous la bienveillance du chef de Gouméré, dans la case sacrée. Le chef en est ressorti avec son hôte muni de tous les attributs qui l’intègrent à la famille royale Abron. Ce sont un beau pagne, une couronne dorée et la chaise, siège de son pouvoir. Le chef des Pinango a souligné qu’en tant que fils du Moronou (Bongouanou), Affi N’Guessan est un fils de la noblesse. « C’est un fils du Moronou qui rend visite à ses parents Abron », a-t-il fait remarquer.
Affi a dit ne pas être surpris par cette marque de considération. Révélant en outre que durant son incarcération à Bouna, cette autorité a été l’une des personnes à se préoccuper de son sort. Selon le président du Fpi, ce chef transmettait les messages à ses geôliers pour bien veiller sur lui. « Nous avons connu des moments très difficiles. Mais grâce à vos prières et bonnes intentions, Dieu nous a épargnés le pire », a reconnu Affi. Indiquant que Dieu ne pouvait pas permettre que la méchanceté gratuite s’accomplisse à l’égard des partisans de Gbagbo. « Le temps est fini pour tous ceux qui ont emprunté la voie de la méchanceté et qui ont pris les armes pour semer la mort et la désolation », a lancé le président du Fpi. Il a rassuré que malgré les souffrances endurées, il est sorti de prison sans ressentiments ni esprit de vengeance. Il a insisté que le plus urgent est la réconciliation des Ivoiriens. Mais pour Pascal Affi N’Guessan, cela sera possible si Gbagbo et tous les autres prisonniers sont libérés. A l’en croire, c’est le régime Ouattara qui a toute la responsabilité de disposer les esprits à la réconciliation. L’opposition ne fera que l’accompagner et l’appuyer. Mais cela passe, a-t-il rappelé, par la libération de Laurent Gbagbo.

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