Les agents des médias d’Etat, en l’occurrence ceux remerciés de la radio et télévision ivoiriennes (Rti) étaient, hier vendredi, chez Affi N’Guessan à sa résidence à la Riviera-M’Bandon. Ces agents demandent l’appui du président du Fpi pour retrouver leurs emplois pour, disent-ils, faciliter la réconciliation nationale. Ils ont décrit toutes les souffrances et misères qui les assaillent depuis qu’ils sont au chômage. Albéric Niango a situé le cadre de la rencontre sollicitée par les indésirables de Ouattara. Leur porte-parole, Basile Bley a instruit Affi N’Guessan de la situation jugée intenable. 
Pour commencer, Basile Bley explique que se sont au total 309 agents qui ont été remerciés de la Rti, le 12 mars 2012. Pour, disait-on, raison économique. Or, affirme le porte-parole, plus de 400 nouvelles personnes ont été, contre toute attente, recrutées pour les remplacer. En creusant un peu, ils (les licenciés) ont compris qu’ils sont victimes d’une épuration politique pour avoir défendu l’Etat et ses institutions pendant la crise. « 300 agents sont licenciés. Et 400 autres nouveaux agents sans qualification ni expérience sont embauchés. Ils sont venus de Tci, de Tv Notre Patrie et de certains partis politiques. A quelle logique répond tout ceci si ce n’est politique ?», s’est indigné le porte-parole. Les 400 agents recrutés ont, dit-il, en commun le fait d’être de la même région que les tenants du pouvoir ou d’avoir animé les médias de la rébellion armée qui a défiguré la Côte d’Ivoire.
Cette perte d’emploi, poursuit-il, a disloqué de nombreuses familles des agents. Certains en sont décédés. Des enfants ne vont plus à l’école et d’autres ont vu leurs épouses les abandonner pour fuir la galère.
En prenant la parole, le président du Fpi a salué l’initiative de cette rencontre. Qui, à l’en croire, participe de la lutte contre l’exclusion, la marginalisation et l’ostracisme. « Nous nous retrouvons en tant que victimes. C’est un régime qui a produit beaucoup de victimes. C’est toute la Côte d’Ivoire qui est victime d’exclusion et de partialité… », a fait remarquer Pascal Affi N’Guessan. Avant de relever que 3 ans après l’instauration de cette politique d’apartheid connue sous le label « rattrapage », le constat est que le pouvoir n’avance pas. Pour Affi N’Guessan si les victimes continuent de crier leurs souffrances au monde, cela veut dire que « ce pouvoir est assis sur une seule fesse ». Si Ouattara ne règle pas la question de la réconciliation, poursuit-il, «elle va l’emporter. Votre combat n’est pas isolé. C’est un combat national. Les civils et militaires victimes d’arbitraire nous interpellent. Nous ne devons pas reculer. Nous devons résister et notre combat triomphera », a-t-il conclu. 

Publié le samedi 7 decembre 2013  |  Notre Voie