Après Laurent Akoun qui s’est prononcé sur cette affaire dans un article précédent, c’est autour de la première responsable des femmes du mouvement de refondation également convoquée en justice Search justice de réagir.

 

Selon Odette Lorougnon  dont-il s’agit, elle prend acte de cette énième assignation, par leur désormais ex camarade et se rendra à la justice  pour répondre de la convocation.

 

Mais elle a tenu à faire des observations concernant l’accusation, qui pour elle agirait ainsi dans le but de les empêcher de parler de la libération de Laurent Gbagbo, qui est à l’ordre du jour depuis l’ouverture de son procès le 28 janvier dernier à la Haye.

 

« Quand-il s’agit des affaires judiciaires nous en prenons acte », a –t-elle indiqué ce mercredi 

 

« Cette façon de faire de la part d’Affi et ses alliés du pouvoir, c’est de nous empêcher de parler de la libération Gbagbo », a souligné l’ex députée d’Attecoubé, et d’observer. 

 

« Je voudrais faire des observations suivantes : Le FPI  n’est pas la marque déposée d’Affi N’Guessan. Laurent Gbagbo et son épouse aujourd’hui en prison et leurs amis ont créé leur parti. Nous autres sommes arrivés après pour y militer. Personne ne peut empêcher les autres de parler au nom du FPI. Affi n’est pas le dépositaire exclusif du FPI. Les dépositaires sont en prison. Nous avons fait un congrès le 30 avril 2015 et ce conformément aux textes qui régissent notre parti. Nous avons exclu Affi du FPI. C’est plutôt lui l’usurpateur de titre. Nous pensons qu’il est temps, que Affi crée son parti pour le mettre à la disposition du pouvoir Ouattara son nouvel allié. Ou bien dans le cas contraire allons sur le terrain qui seul fera la différence », a –t-elle conclu.

 

Pour rappel, Affi N’Guessan a assigné en justice Search justice Aboudrahamane Sangaré, Laurent Akoun, Odette Lorougnon, Koné Boubakar et autres pour n’avoir pas respecté la décision de justice  d’Avril 2015, le reconnaissant comme le président statutaire, du Front Populaire Ivoirien (FPI).

 

L’audience est prévue pour le vendredi 4 mars prochain au tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau.