Source :  Soir Info : Dernière Mise à jour : 04/11/2013 
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Le mercredi 30 octobre 2013, Agboville a reçu la visite du ministre auprès du président de la République, chargé de la Défense, Paul Koffi Koffi.

Une visite instruite par le chef de l’Etat à l’effet de s’enquérir de la situation après les attaques qui se font de plus en plus répétitives sur les positions des FRCI dans le département, selon les propres termes du ministre Paul Koffi Koffi.

A l’occasion, un détachement de forces spéciales accompagnait le collaborateur du président Alassane Ouattara, chargé de la grande muette. Ce déplacement qui s’est déroulé dans un climat apaisé a donné l’opportunité au ministre de s’adresser dans un langage clair à la population  afin que cessent les attaques contre les Forces Républicaines de Côte d’Ivoire, au risque d’être classées dans la catégorie des actes de déclaration de guerre.

Seulement, un fait insolite s’est produit après le départ de l’hôte de l’Agnéby. Il s’agit de l’enlèvement tous azimut de quelques membres de la galaxie patriotique. Ce sont Achy Amonkou Simon, professeur de mathématiques, au collège moderne d’Agboville et plus connu pour avoir été le président du tout-puissant parlement « Nanwèrè » sous le régime Gbagbo, N’cho Moïse, vendeur de portables au marché de la ville et fils du président de la CEI locale ainsi que Edi N’gbesso Hervé Constant, peintre et fils d’un chef de terre. Ces arrestations se sont déroulées de main de maître, avec la complicité de l’obscurité provoquée par une coupure de courant. Selon nos sources qui retracent le film de ces actions, Achy  a été « capturé » sous le coup de 19h47mn, dans sa chambre, où des individus dont certains armés et d’autres en tenue civile, ont fait irruption.

Sous la menace d’un pistolet automatique, il a été embarqué manu-militari dans un véhicule banalisé, pour une destination inconnue sous le regard médusé des siens. Nos sources précisent que les ''kidnappeurs'' ont emporté l’ordinateur portable, les cartes de mutuelle, bancaire et professionnelle du fondateur du parlement. Au même moment, poursuivent nos sources, Edi N’gbesso et N’cho Moïse subissaient l’assaut de deux autres commandos, respectivement au carrefour du quartier Château dit « carrefour du bonheur » pour le premier cité et non loin du rond point de l’Agnéby pour le second. Il faut noter qu’aucun motif n’a été avancé par les ''ravisseurs'' pour justifier lesdites opérations.

Peu après, les parents qui ont jugé utile de s’adresser aux autorités administratives, policières et militaires n’ont trouvé aucune issue favorable à l’objet de leur requête. Causant un lourd climat d’inquiétude, vu que les parents n’ont aucune nouvelle du trio, cinq jours après. Les parents en appellent à la clémence du président de la République et du président de l’Assemblée nationale dont la visite est attendue dans le département pour leur libération. "Nous demandons la clémence du président de la République et celle du président de l'Assemblée nationale afin que nos enfants soient libérés, car ils n'ont aucune responsabilité dans les prétendues attaques ", ont plaidé les parents.

 

 Célestin KOUAME  

 (Région de l’Agnéby-Tiassa)

 

Via telediaspora