Plaisanterie de mauvais goût ou signaux forts envoyés aux Ivoiriens ? En l’absence d’informations
fiables sur l’état de santé d’Alassane Ouattara,les agissements de certaines personnalités ces
derniers jours, en l’occurrence, le président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, suscitent divers
commentaires dans l’opinion.
Les internautes, au-delà une bonne partie des Ivoiriens,ne cessent de s’interroger sur les changements
intervenus sur le site du président de l’Assemblée nationale. Depuis hier, la page de garde de www.guillaumesoro. ci, le site officiel du numéro 2 du régime Ouattara,vous accueille avec les notes
de l’Abidjanaise, l’hymne national de la Côte d’Ivoire qui joue en continue.
Sur ce fond musical, défilent les images de Guillaume Soro en compagnie de certains
chefs d’Etat africains, parmi lesquels, le togolais, Faure Gnassingbé, le congolais
Sassou N’Guesso, pour ne citer que ces deux.
L’on interprète cela comme une traduction de la volonté du président de l’Assemblée
/>nationale de préparer les esprits à sa prochaine prise de pouvoir dans un contexte où
les rumeurs les plus folles fusent sur l’état de santé d’Alassane Ouattara. Les interrogations sont
d’autant justifiées qu’il y a seulement quatre jours, l’Abidjanaise n’était audible nulle part sur le site de Soro.
Qu’est-ce qui a poussé Guillaume Soro et ses collaborateurs à opérer ce changement ?
La question est plus que d’actualité puisque sur la page facebook du dauphin constitutionnel de Ouattara, il y a de plus en plus de message annonçant l’arrivée de Soro à la magistrature suprême.
Comme s’ils se délectaient de la maladie de Ouattara, les partisans de Soro y décrivent leur mentor
comme un sauveur, un homme d’Etat, le seul qui puisse exister aujourd’hui en Côte d’Ivoire après Alassane Dramane Ouattara. «K’allah vs accorde la gérance du pays un jour» ; «le futur prési», peut-on lire entre autres états d’âme.
/> Autre fait qui trouble le sommeil des uns et des autres, la sortie de Sylvie Tagro, la femme de Guillaume Soro.En fin de semaine dernière, elle a visité les populations de Daloa, sa ville natale, auxquelles elle a fait d’importants dons. Jusque-là, elle était restée loin des caméras. De quoi alourdir davantage un climat social victime d’une incertitude totale due au manque d’informations fiables et officielles sur la santé d’un Alassane Ouattara malade.
César Ebrokié