La journée d’hier a été très mouvementée à Abobo. En effet, à l’occasion de la grogne des militaires, des individus armés ont profité pour troubler la quiétude des habitants de la commune. Le bilan est lourd. Un mort et plusieurs blessés. Un caporal des FRCI a bien voulu nous expliquer les circonstances de ce drame.

« Nous étions au camp poursuivant tranquillement notre grève lorsque nous avons été alerté par un message du CCDO qui nous disait que l’un de leur véhicule venant du garage avec un seul individu à bord a été braqué. Ce message faisait également état de ce qu’un autre véhicule civil de type 4X4 avait été braqué. Toujours selon ce message, les insurgés empêchaient la circulation entre Abobo et Adjamé et dans les deux sens. C’est ainsi qu’un détachement est allé constater.

Arrivés sur les lieux, nous nous sommes rendus compte que c’étaient des personnes encagoulées, qui n’avaient rien à voir avec notre mouvement et que nous ne connaissons (…) Ils ne sont pas connus des fichiers des militaires d’Abobo. Nous leur avons demandé de nous remettre leurs armes et de libérer le carrefour. Leur chef Diallo Aziz, s’est opposé et il y’a eu des échanges de tirs. C’est ainsi que celui se présentait comme leur chef a pris une balle d’un pistolet automatique. Nous n’allons pas permettre que des personnes tapis dans l’ombre récupèrent notre mouvement. Notre grève c’est devant les casernes et elle n’est nullement dirigée contre la république, ni contre les populations » explique ce caporal désireux de rester dans l’anonymat.

Le bilan est positif pour les Frci car sept hommes armés ont été arrêtés. Leur chef a, lui, été tué pendant les échanges de tirs.
SOURCE IM