Après le départ du sinistre Bertrand Goli, c’est au tour d’un autre haut cadre de l’administration ivoirienne, Aka Lambert Ezoa de faire ses valises. Selon des informations en notre possession, après 20 ans de beaux et déloyaux services à l’ambassade de Côte d’Ivoire à Paris, celui-ci vient de se voir notifié son rappel à Abidjan. Pour cause, Aka Lambert Ezoa serait mouillé dans plusieurs affaires financières et autres coups bas s’il ne s’accommode pas de son rang de diplomate. Aussi, selon plusieurs sources concordantes, le sieur Aka Lambert Ezoa serait auteur de nombreux rapports qui ont fini par briser la carrière de plusieurs jeunes diplomates affectés à Paris. Le tout mis dans un seul sac, Aka Lambert Ezoa est vu aujourd’hui par les nouvelles autorités ivoiriennes comme un traitre dont il faudra bien s’en débarrasser un jour. Selon une source bien introduite, il devrait quitter la France entre le 14 et 16 janvier 2014. Une information qui ne serait pas du gout de l’intéressé qui multiplie coups de fils sur Abidjan en vue de convaincre son mentor, Amon Tanoh, ex ministre et directeur de cabinet du président Ouattara. D’ailleurs celui-ci aurait confié une mission spéciale à son autre complice, Charles Gomis qui séjourne en Côte d’Ivoire depuis les fêtes de Noël afin de plaider son cas auprès de Ouattara. Seulement aux dernières nouvelles, face à l’échec de Charles Gomis à protéger longtemps son copain et homologue ambassadeur Aka Ezoa, ( Gomis lui-même, rappelé de force pour une demande d’explication sur les nombreuses plaintes des agents et pourrait lui-aussi se voir éjecté de son poste Parisien sous peu) , M. Aka Ezoa Lambert continue de défier les nouvelles autorités ivoiriennes. « Je ne bougerai pas d’ici » semble-t-il dire à qui veut l’entendre. Un acte de défiance qui ne serait pas du goût de l’actuel ministre des Affaires étrangères, Charles Koffi Diby qui est annoncé à Paris dans les prochaines semaines « pour mettre tout le monde au pas » murmure-t-on au Ministère des Affaires Etrangères à Abidjan. Selon toujours des sources diplomatiques, il serait interdit à M. Aka Ezoa de signer un quelconque papier à l’Ambassade, au point où instruction aurait été donnée au premier conseiller, M. Diaby de gérer les Affaires courantes de l’ambassade jusqu’au retour de Charles Gomis.

Triste fin de règne pour Aka Lambert, qui s’était réjouit de l’affectation de son collègue SEM François Tobokoué, ex premier conseiller, puis consul général et devenu ambassadeur lui-aussi, mais cette fois comme consul général dans une province de la Chine (loin de sa famille et alors que la femme de ce dernier subit depuis plusieurs années des soins médicaux en France pour un problème cardiaque).
Mais au fond si ce « espion » logé depuis plus de 20 ans au service de tous les régimes successifs à l’ambassade de Côte d’ivoire à Paris pour le compte du PDCI et avec pour nouveau soutien, Amon Tanoh, tous deux originaires d’Aboisso, est aujourd’hui dans le viseur de Ouattara c’est bien parce qu’il n’aurait pas le profil de l’emploi. Selon le journal en ligne, Ivoire business, Aka Lambert serait arrivé à l’Ambassade de Côte d’Ivoire en France 20 ans plus tôt comme simple Conseiller par intérim au service des Finances. Celui-ci va ensuite gravir successivement tous les échelons pour enfin se voir nommé Ambassadeur sans affectation. Parfois par reconnaissance pour hauts faits de trahison. Poussé par la volonté de nuire aux autres et s'affirmer comme tel, M. Aka Ezoa Lambert feint d'oublier souvent son nouveau statut de diplomate de haut rang pour se comporter en simple agent de protocole, n’hésitant pas arpenter tous les matins, la route des aéroports parisiens pour accueillir les autorités ivoiriennes et porter leurs mallettes. Toujours selon le site Ivoirebusiness, les ministres Diby Koffi (Affaires Etrangères) et Hamed Bakayoko (Intérieur) le lui auraient maintes fois reproché, mais il n'en a rien à faire. Ambassadeur ? Chef du protocole ? Chef des ressources humaines ? Chef du parc auto ? Ou simple porteur de mallettes ? Voilà autant d’attribution et de mission que s’arroge celui qui apparait aujourd’hui aux yeux de la majorité des agents de l’ambassade de Côte d’ivoire comme la cause de leur malheur. Heureusement que Alassane Ouattara n’est pas Laurent Gbagbo pour tolérer de tels individus qui pourraient ternir son image de grand bâtisseur. Enfin, si notre ami, Aka Ezoa Lambert refuse de quitter Paris où il peut errer entre toutes ces missions citées plus haut, c’est aussi parce qu’il ne serait pas capable de produire le moindre rapport par écrit. Souffrant d’une insuffisance intellectuelle celui-ci se préfère dans la peau du chef de protocole que de celle d’un Ambassadeur qui serait appelé un jour à produire un bilan écrit de sa mission. Son rappel à Abidjan sonne donc pour lui comme une mise à nue de sa capacité intellectuelle qui sera mise au grand jour s’il est affecté dans un cabinet ministériel en Côte d’ivoire. Voilà pourquoi, celui-ci préférerait rester à Paris qu’il maitrise et où il peut s’appuyer sur la disponibilité d’une génération de jeunes diplomates qui eux ont fait les études pour. Malheureusement Aka Lambert Ezoa ne cherche pas que la plume de ces jeunes. Bénéficier de leurs services et ensuite les torpiller. Un vrai sorcier ! Voilà le visage du sieur Aka Lambert Ezoa. Abidjan est averti.
Philippe Kouhon