Suite à l’attaque de son siège, lundi à 13 heures Gmt et heure locale par des inconnus, le Front populaire ivoirien (FPI, ex-parti au pouvoir) attend que toute ‘’la lumière soit faite sur les motifs et les auteurs de cette agression barbare, qui n’honore aucunement la Côte d’Ivoire’’, indique un communiqué transmis, mardi, à APA.

Selon le texte, un groupe d'assaillants, au nombre d'une vingtaine, a fait irruption dans les locaux du siège provisoire du parti, ‘'armés au moins de kalachnikov'', pour l'un d'eux, de ‘'barres de fer et d'objets divers'' pour d'autres.

‘' Ils se sont attaqués au personnel présent sur place, notamment le député Kouakou Krah, Secrétaire National chargé de l'Administration qui a été blessé et délesté d'une forte somme d'argent ; Mademoiselle Litché Pamela, assistante de la Secrétaire Nationale chargée des finances et du patrimoine, qui a été également blessée'', indique le communiqué signé de Agnès Monnet, Secrétaire générale et porte-parole du FPI.

En attendant un état des lieux, pour lequel un huissier est commis (…), poursuit Mme Monnet, ‘' les dégâts sont importants : mobiliers de bureau détruits, matériels informatiques, (unité centrale, clés USB), sac à main, téléphones portables, documents etc… sont saccagés ou emportés. Une importante somme d'argent également emportée…''.

Après la saisine du procureur de la République, ‘'le FPI attend que la lumière, toute la lumière soit faite sur les motifs et les auteurs de cette agression barbare qui n'honore aucunement la Côte d'Ivoire'' s'indigne la Secrétaire générale du parti fondé par Laurent Gbagbo.

Par ailleurs, Agnès Monnet fait remarquer que ‘'parti du combat démocratique'', le FPI qui n'a jamais cédé à la ‘'provocation'' ni à la ‘'violence'', reste ferme sur ses objectifs, notamment, ‘'la libération du Président Gbagbo, la restauration de la Côte d'Ivoire et la reconquête du pouvoir d'Etat''.

Les propos de Agnes Monnet

"Le lundi 1er septembre 2014, à 13 heures, un groupe d’assaillants a fait irruption dans les locaux du siège provisoire du Front Populaire Ivoirien (FPI), ancien QG de campagne du Président Laurent GBAGBO sis à Cocody Attoban. Au nombre d’une vingtaine de personnes, ils étaient armés au moins d’une kalachnikov, pour l’un d’eux, de barres de fer et d’objets divers pour d’autres. Ils se sont attaqués au personnel présent sur place, notamment le député Kouakou Krah, Secrétaire National chargé de l’Administration qui a été blessé et délesté d’une forte somme d’argent ; Mademoiselle Litché Pamela, assistante de la Secrétaire Nationale chargée des finances et du patrimoine, qui a été également blessée. Aussitôt informé, le Président du Parti, le camarade Pascal Affi N’guessan, s’est rendu sur les lieux, accompagné des membres de la direction du parti. Le procureur de la République près le tribunal de 1ère instance d’Abidjan, des soldats de l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), le commissaire de police du 30ème arrondissement, et la police scientifique se sont également rendus sur place pour les constats d’usage. En attendant un état des lieux, pour lequel un huissier est commis sur instruction du Président du parti, les dégâts sont importants : mobiliers de bureau détruits, matériels informatiques, (unité centrale, clés USB), sac à main, téléphones portables, documents etc… sont saccagés ou emportés. Une importante somme d’argent également emportée. Le procureur de la République étant saisi, le FPI attend que la lumière, toute la lumière soit faite sur les motifs et les auteurs de cette agression barbare, qui n’honore aucunement la Côte d’Ivoire. Le Président du parti, le camarade Président Pascal Affi N’Guessan, demande à tous les militants, à tous les démocrates et à toutes les populations de Côte d’Ivoire de garder le calme. Le FPI est un parti du combat démocratique. Il n’a jamais cédé à la provocation ni à la violence. Le parti reste ferme sur ses objectifs qui sont aujourd’hui la libération du Président Laurent GBAGBO, la restauration de la Côte d’Ivoire et la reconquête du pouvoir d’Etat"


Le gouvernement ivoirien a condamné, lundi soir, cette attaque armée perpétrée contre le siège du FPI, annonçant l'ouverture d'une enquête pour rechercher les auteurs afin qu'ils "subissent la rigueur de la loi".

(Avec APA)