Publié le mardi 13 janvier 2015

Publié le mardi 13 janvier 2015


48h après l’attaque de la localité de Grabo par des
individus non identifiés, samedi dernier, aux environs
de 3h du matin, la situation reste tendue, selon des habitants
joints, hier, sur place. «Nous sommes traqués
par les éléments des Frci qui nous accusent à
tort d’être de mèche avec les assaillants. Et nous, les
jeunes, sommes leur première cible. Personne ne
peut aller au champ de peur de subir les exactions de
ces Frci. Nous ne connaissons même pas ces assaillants
qui sont repartis tranquillement d’où ils sont
venus. Après le déluge de feu qu’ils ont déversé sur
les Frci qui se sont réfugiés dans la broussaille. En tout
cas, nous nous sentons en insécurité avec cette
chasse à l’homme que les Frci qualifient de sécurisation
des populations», a indiqué H.D., un jeune habitant
de Grabo, joint hier après-midi par téléphone.
D’autres autochtones ont fait état d’un couvre-feu instauré
par les frci, parcourant les autres localités de
la zone, armes aux poings. prêts à dégainer au moindre
geste suspect.
face à cette tension vive, les élèves des écoles primaires
ont été sommés par leurs parents dans les villages
de rester à la maison pour éviter d’être victimes
des exactions des forces de l’ordre qui ont reçu du renfort
de l’onuci.
Des habitants ont stigmatisé la porosité de la
frontière avec le Libéria voisin, alors que les autorités
soutiennent avoir pris toutes les dispositions sécuritaires
pour contrecarrer les attaques venant de l’extérieur.
2 frci tués et un assaillant abattu, c’est le bilan de
la deuxième attaque que Grabo vient d’essuyer et la
cible principale était la brigade de gendarmerie de la
localité.
notre voie