La décision du président Ouattara vis à vis des militaires grévistes a certainement fait des jaloux. En effet, ce jeudi 27 novembre, les 33 maisons d'arrêt et de correction que dispose la Côte d'Ivoire ont été fermées. Pour cause: la grève généralisée des gardes pénitentiaires. Comme ça ne suffisait pas, les policiers préparent eux aussi un mouvement de protestation pour le non-paiement des baux sont, a appris Imatin.net de sources bien introduites.

Depuis hier, jeudi 27 novembre, les surveillants des établissements pénitentiaires ont arrêté et mis en exécution une grève généralisée de 72h dans toutes les prisons et maisons d’arrêt et de correction du pays pour réclamer de meilleures conditions salariales.
Pour cette décision, il sera appliqué aux détenus les mesures suivantes:

- l'interdiction de visites
- L'interdiction d’extraction
- L'interdiction de transfert et de déferrement
- L'interdiction de la fourniture de repas
- L'interdiction d'hospitalisation

Et ce, au terme des plusieurs réunions au camp de la Maca, après le préavis de grève déposé par le collectif des 2000 ex-rebelles intégrés dans le corps des gardes pénitentiaires sans concours depuis la semaine dernière au ministère de la justice pour réclamer le paiement du rappel des salaires allant d’octobre 2012 à Juin 2013, l’avancement exceptionnel en grade, le paiement des primes de contagion, de risques et de judicature. Sur ces trois derniers points, les deux syndicats des agents pénitentiaires rejoignent leurs cadets.

«La fourniture de repas et l’hospitalisation des prisonniers sont aussi interdites», ajoutent ces grévistes amassés devant le portail de la MACA où sont bloqués les parents des prisonniers. «Aujourd’hui est un jour de visite mais voilà que je ne peux pas avoir accès à mon fils. Vivement qu’une solution soit trouvée», espère une dame, la soixantaine révolue.
A l’intérieur du pays, le camp pénal et la maison d’arrêt et de correction de Bouaké (379 km au nord d’Abidjan), ont été également fermés.
«Nous revendiquons le paiement de plusieurs primes dont la prime de contagion (liées aux maladies…), la prime de risque qui s’élève à un montant de 120.000 et dont un premier versement de 57 000 FCFA a été fait », a déclaré le Sergent-chef Charlemagne Konan, en poste à la Maison d’arrêt et de correction de Bouaké communément appelée «prison civile».
En outre, les grévistes réclament le paiement des arriérés de salaire de 2000 nouvelles recrues parmi les ex-combattants ivoiriens allant de la période d’octobre 2012 à juin 2013 ainsi que le paiement des arriérés de baux.

Effet Domino:

Dans le même temps, nous apprenons que la tension monte au niveau de la police nationale. Un mouvement serait en cours de réparation pour reclamer le paiement des baux des policiers ivoiriens.
Il faut rappeler que des milliers de fonctionnaires de Police qui ont un contrat de bail (qui n’est en fait que de nom) dorment d’un seul œil. Et pour cause, ils font l’objet de menace ou d’expulsion régulièrement.
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