Interrogé par la radio Onuci hier vendredi 03 janvier sur les dossiers judiciaires des détenus de la crise post-électorale, le ministre de la Justice, Coulibaly Gnénéma, donne trois mois pour une bonne lisibilité.

Bonjour M. le ministre Coulibaly Gnénéma

Bonjour M. Soro Adams

 2014, une nouvelle année, quels vœux le Garde de sceaux, ministre de la Justice, formule pour les Ivoiriens ?

Eh bien, à l'entame de cette nouvelle année, je voudrais souhaiter une bonne santé, beaucoup de paix et que l'année 2014 permette aux Ivoiriens de se réconcilier et d'amorcer notre développement commun. A tous donc, je souhaite une bonne et heureuse année 2014.

 C'est aussi l'heure des bilans. En ce qui concerne les dossiers judiciaires de la crise post-électorale, quel bilan pour 2013 ? 

Je pense qu'au cours de l'année 2013, nous avons considérablement avancé dans les dossiers. La plupart de ces dossiers sont presqu'en état d'être jugés. Je pense qu'à la fin du premier trimestre de l'année 2014, nous aurons une bonne lisibilité des procès qui auront lieu.

 De façon plus concrète et pour un meilleur éclairage du public, qu'est-ce à dire ?

Je pense que lorsque nous serons à la mi-année, nous pourrons être en train de donner des décisions dans ces dossiers.

 M. le ministre Coulibaly Gnenema, le chef de l'Etat, dans son message à la nation, dit avoir demandé au ministre de la justice que vous êtes, d'examiner à nouveau une mesure de mise en liberté provisoire de certains détenus de la crise post-électorale proches de l'ancien président, Laurent Gbagbo. Alors, comment cela va se traduire concrètement ?

Ecoutez, c'était une demande d'analyse. Nous allons soumettre aux juges, la requête du chef de l’État de sorte que si effectivement certains de ces détenus de la crise post-électorale expriment la volonté de bénéficier de la liberté provisoire, les juges puissent l'analyser favorablement.

 C'est pour très bientôt ? 

Certainement, dès que nous aurons fait le tour des dossiers, je pense que nous pourrons donner suite à ce vœu du chef de l’État.

 Dans un mois, dans deux mois à peu près ?

Oui, tout au plus

 En ce qui concerne tous ces dossiers de la crise post-électorale, quel appel ?

Écoutez, nous avons traversé une période très difficile en Côte d'Ivoire. C'est vrai que les uns et les autres aspirent à la justice, mais au delà de toute justice, je pense que nous devons nous pardonner les uns et les autres, afin que la cohésion sociale revienne. Il faut que chacun tolère et pardonne, afin que nous puissions nous retrouver comme par le passé.

 Le dossier Simone Gbagbo, le dossier Blé Goudé, quel traitement pour les prochains jours ? 

Ils suivent leur cours

 C'est-à-dire ? 

Les dossiers continuent, les magistrats font les efforts nécessaires pour élucider les procédures, et nous pensons que d'ici peu, nous serons mieux situés.

 Et l'état des relations avec la Cour pénale internationale (CPI) ? 

Pour l'instant, il n'y a pas de nuage à l'horizon. 

 Propos retranscrits par H. ZIAO

 

Source 
L'inter