L’opposition ivoirienne notamment les plateformes EDS, CDRP, GPS et les partis LIDER, URD ont donné leur réaction ce jeudi lors d’une conférence de presse qui a eu pour cadre le siège du PDCI-RDA à Abidjan-Cocody.

 

Cette réaction fait suite à la décision de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), livrée le 15 juillet dernier.

 

Dans ce verdict la Cour avait révélé un déséquilibre au niveau de la composition de la CEI en faveur du parti au pouvoir et avait demandé au pouvoir une réforme de la CEI avant trois mois. Ce jeudi après-midi, l’opposition significative ivoirienne a donné un délai de trois mois au pouvoir pour exécuter la décision de la Cour.

 

Les opposants ont demandé la réouverture du dialogue politique, la mise en place d’une nouvelle CEI qui répond aux normes internationales, la dissolution de toutes les Commissions électorales locales.

 

Ils envisagent entreprendre les jours à venir des missions d’informations auprès des organisations internationales et des populations afin de les informer de la situation qui prévaut. A la question de savoir si l’opposition pourrait envisager des actions de masses dans les rues, les conférenciers ont souligné qu’ils utiliseront toutes les voies démocratiques afin d’amener le pouvoir à exécuter la décision de la Cour.

« L’Etat de Côte d’Ivoire est lié par des engagements internationaux, nous appelons l’Etat à respecter ses engagements internationaux.

 

S’il ne s’exécute pas, nous allons aviser», a indiqué Georges Armand Ouégnin, président de la plateforme EDS. « Seul le dialogue peut nous éviter une crise électorale. Nous voulons des élections crédibles, sans heurts, dans l’intérêt supérieur des Ivoiriens. Pour l’heure nous allons rencontrer les populations, les partenaires afin de leur expliquer la situation», a-t-il ajouté.

 

Enfin le président de la plateforme EDS a fait savoir que l’opposition ne boycottera pas l’élection présidentielle.
« Nous ne boycotterons pas le scrutin présidentiel, mais nous voulons aller à une élection sans violence, nous voulons la paix, nous ferons le maximum pour obtenir des élections crédibles», a souligné en définitive Armand Ouégnin.
« Le Gouvernement ne respecte rien, il est prêt à piétiner toutes les lois pour atteindre ses objectifs», dira pour sa part Ouattara Gnonzié.