Le président Laurent Gbagbo a été arrêté, le lundi 11 avril 2011, par l’armée française en collusion avec la rébellion armée pro-Ouattara et l’Onu. Depuis cette date tragique, à Abidjan en passant par Korhogo (nord du pays) où il a été longtemps détenu dans le plus grand secret jusqu’à sa déportation à La Haye, au Pays Bas, cela fait exactement 1001 jours, ce lundi 6 janvier 2014, que Gbagbo est injustement détenu.
Sur instruction directe de l’ex-Président français, Nicolas Sarkozy, l’armée française a bombardé, durant des jours et des nuits, en avril 2011, la résidence de fonction du président Laurent Gbagbo à Abidjan, dans la commune de Cocody. Auparavant, toutes les casernes militaires ont été attaquées et les poudrières détruites par l’aviation militaire française et l’Onuci. Après quoi, une cinquantaine de chars français sont allés arrêter Gbagbo pour le remettre aux rebelles pro-Ouattara. Ces derniers l’ont conduit au Golf Hôtel d’Abidjan-Riviéra qui était le quartier général de campagne d’Alassane Dramane Ouattara.
Au Golf Hôtel Laurent Gbagbo ; son épouse, Simone ; son fils, Michel, ainsi que d’autres personnalités ont été torturés et humiliés sous le regard complice des soldats français et de l’Onu. Après deux jours de détention au QG de Ouattara, le président Gbagbo a été déporté, le mercredi 13 avril 2011, à Korhogo (fiel du chef rebelle Fofié Kouakou) par les soldats de l’Onuci. Il y a été gardé au secret d’avril à novembre 2011. Dans des conditions de torture physique et psychologique. Selon des sources bien introduites, c’est à l’occasion des rares visites que lui rendaient des personnalités (par exemple, les Elders conduits par l’Evêque sud africain Desmond Tutu) que ses geôliers le déplaçaient à la résidence du chef d’Etat à Korhogo. Pour donner l’impression qu’il vivait dans un meilleur environnement. Alors qu’en vérité, Laurent Gbagbo était détenu la chambrette d’une maison où il n’avait pas accès à la lumière du jour.Tout le temps qu’il a passé en détention à Korhogo, Gbagbo a été sous alimenté. Des sources crédibles soutiennent qu’avec une telle alimentation qui ne varie pas pour un homme de son âge, il ne survivrait pas longtemps s’il était toujours gardé dans ces pires conditions. C’est une véritable torture qui visait à le tuer à petit feu. Chose extraordinairement choquante, Gbagbo était placé sous la surveillance du chef de guerre, Fofié Kouakou. Qui reste lui-même à ce jour sous sanction de l’Onu pour avoir commis des pires atrocités. Comment l’Onuci a-t-elle pu permettre qu’un chef de guerre qui faisait l’objet de sanction onusienne, soit le geôlier de Gbagbo ? C’est tout le fil du complot international.
Au moment où les Ivoiriens espéraient un apaisement, Alassane Dramane Ouattara en accord, dit-on, avec Sarkozy et Blaise Compaoré, a déporté Laurent Gbagbo à la Cpi, le 29 novembre 2011. Le 30 novembre, Gbagbo atterrit à La Haye, en Hollande, où il est toujours en détention.
Lors de sa première comparution, le 5 décembre 2011, il n’a pas porté de gants pour déclarer : « C’est la France qui a fait le travail. » Cette révélation a mis au grand jour l’intervention brutale de l’armée française en Côte d’Ivoire. Et Laurent Gbagbo de poursuivre: « On ira jusqu’au bout. »
Depuis le 30 novembre 2011, on assiste à un jeu grossièrement politique sur le cas Gbagbo qui discrédite, à jamais, la Cpi.

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