Al’état-civil, certaines sources le présentent

comme Ouattara Moussa, fils de Ouattara Issouf et de

Ouattara Mariam. Il serait détenteur

de la «Carte de combattant»

sous le matricule CS-00418510, carte délivrée et

signée de la main d’un certain commandant Zanga. Mais cette

identité pourrait ne pas être celle du chef rebelle mort il y a

de cela deux mois, selon les informations

qui circulent depuis hier à Attécoubé. Car, dans l’armée

rebelle d’Alassane Dramane Ouattara, le chef rebelle

d’Attécoubé décédé était connu

sous le pseudonyme de «Commandant Barbu». De toute vraisemblance,

Cdt Barbu et ses hommes formaient le «Groupement

guerrier pour la Dignité et la Justice en Côte d’Ivoire

(2GDJ-CI», comme il existait des unités baptisées «Anaconda»

et autres, dans la rébellion tribale dont la direction a été

confiée à Guillaume Soro Kigbafori,

de 2002 à 2011. C’est donc dans le gymnase qui leur

servait de camp militaire que les armes de guerre ont été «saisies»,

mardi 26 septembre dernier, et rendues publiques le

lendemain mercredi.

Selon les informations fournies par des sources militaires et

confirmées par de nombreux sachants dans la commune

d’Attécoubé, quartier proche du Plateau, centre des affaires de

la capitale économique ivoirienne,

commandant Barbu dirigeait le contingent des rebelles

qui avaient occupé le local où les armes de guerre ont été sorties

et publiquement déclarées,mercredi 27 septembre dernier.

En vérité, cet entrepôt était une base militaire de la rébellion

transformée en FRCI par décret de Ouattara, en mars 2011, et

fondue dans l’armée républicaine.

Ce local était occupé par commandant Barbu et ses

hommes depuis la crise posté-lectorale de 2010-2011. Ils y

avaient même aménagé une cellule qui servait de prison et

de lieu de torture. Selon des habitants

d’Attécoubé, ce militaire membre de la rébellion de

Ouattara effectuait des patrouilles

armées au vu et au su de tous, dans ce quartier. L’armement

sorti comme «une dé-couverte de cache d’armes»

pourrait être, en vérité, les armes du commandant Barbu

et de ses éléments qui occupaient

ce «camp militaire». Ils ont été dotés, à coup sûr, de cet

arsenal de guerre pour attaquer

les Forces de Défense et de Sé-curité sous le président

Gbagbo. Comme nous l’avons écrit hier dans ces mêmes colonnes,

les armes de guerre montrées appartiennent aux

hommes de la rébellion de Ouattara. Qu’ils s’apprêtent, de

nos jours, à les utiliser dans un coup d’Etat contre Ouattara serait

une autre affaire à vérifier et à mettre sur le compte des nombreuses

frustrations semées par Ouattara et son régime tribal

dans leur propre camp.

Le mercredi 27 septembre 2017, deux lance-roquettes

RPG, des kalachnikovs, des fusils mitrailleurs, des munitions,

des explosifs en quantité, 300 tenues militaires, des outils de

communication, de fausses plaques d’immatriculation, un

véhicule de marque Citroën et de nombreuses cartes de membres

du 2GDJ-CI ont été brandis par le régime comme un

arsenal de guerre découvert la veille mardi, dans un gymnase désaffecté de la commune populaire

d’Attécoubé, à Abidjan.

Selon une source militaire jointe par Jeune Afrique, « c’est l’attroupement

en ce lieu d’un

groupe d’individus habillés en treillis militaires qui a intrigué les

résidents qui ont alors alerté les forces de l’ordre». Et aux informateurs

de faire annoncer par JA «l’arrestation de quatre personnes»

dont les identités n’ont pas encore été dévoilées. Mais

qu’à cela ne tienne, toute la journée d’hier jeudi, Radio France internationale (RFI) a cru bon de lier cette «importantes

découverte d’armes» aux accusations

de déstabilisation prê-tées par le régime Ouattara aux

«pro-Gbagbo», sans même prendre la peine de signaler les

réactions des mis en cause qui ont traité ces accusations de

«farfelues et sans fondement».

Qu’ont-ils donc fait, Ouattara,son clan tribal et leurs soutiens

étrangers, pour croire qu’ils ont détourné la courageuse galaxie

du président Gbagbo de son indécrottable

qualité de championne toute catégorie de la

«Transition pacifique à la démocratie»

? Importante question à élucider.