Un drame s'est produit dans la nuit du dimanche 15 mai, à Assinie. Un adolescent de nationalité ivoiro-libanaise a reçu une balle dans la tête.

 

 Après l'information selon laquelle ce tir serait parti d'un agent de la garde Républicaine posté devant la résidence privée du Chef de l’État, située à Assinie, nous venons de recevoir un démenti d'autoritaire militaire qui nie toute implication de la garde rapprochée du Président Alassane Ouattara.

 

Le diagnostic vital du jeune Yacine Rayan est engagé. Suite à un tir d'arme à feu, l'adolescent seulement âgé de 14 ans est entre la vie et la mort.

 

Les circonstances

Selon la première version des faits, Yacine Rayan, en compagnie de deux amis, roulaient en quad aux alentours de la résidence privée du Président Ouattara.

Vu l'heure tardive et compte tenu du contexte sécuritaire, ils ont été interpellés par les militaires postés dans le périmètre de sécurité. Malheureusement, ces gamins auraient refusé d’obtempérer. Des tirs de sommation auraient même été exécutés pour les arrêter.

 

C'est devant l'indifférence de ses bambins que les hommes en armes ont ouvert le feu.

Dans la version divulguée selon les premiers éléments de l'enquête, les faits tels que relatés par les témoins ont été écartés, révélant une nouvelle thèse.

 

« Très concrètement les faits se sont produits à 13km de la résidence du chef de l'état, et la garde présidentielle n'est nullement impliquée dans cette action », révèlent les inspecteurs du commissariat de Grand-Bassam en charge de l'enquête.

A la suite d'un interrogatoire, deux policiers présumés coupables ont été arrêtés et placés en garde vue. 

 

Devant cette seconde version donnée par la police et la première, par plusieurs témoignages anonymes, laquelle est la vérité ?

 

Nous y reviendrons.