Arrêté, mercredi, à son domicile par une unité d’intervention
de la Police nationale, Dr. Assoa Adou serait détenu, aux dires de sources policières, dans l’une des cellules-mouroir de la Direction de la surveillancedu territoire (Dst). Dans son message à la nation, le 31 décembre dernier, Alassane Dramane ouattara avait pourtant réaffirmé sa volonté de voir revenir au pays tous les exilés politiques. il a même, comme à son habitude,
indiqué que rien ne leur arriverait dans le cadre
de la réconciliation nationale. L’arrestation d’Assoa
Adou, quelques semaines seulement après son retour
d’exil, discrédite totalement les propos du chef de l’etat
qui avaient tout l’air d’une profession de foi.
Cette nouvelle arrestation pose le problème de la
confiance entre m. ouattara et son opposition. La
question de fond est celle de savoir si l’opposition et
au-delà, l’ensemble des ivoiriens, pourront accorder
du crédit aux déclarations d’Alassane ouattara quand
il dit que les exilés politiques peuvent rentrer sans rien
craindre. A l’évidence, la réponse est non ! Cette arrestation
fragilise davantage le processus de réconciliation
nationale qui bat déjà de l’aile. C’est bien
dommage parce que la Côte d’ivoire a bien besoin de
tourner la page noire de la rébellion armée et de la
guerre pour amorcer un nouveau départ. et le chef de
l’etat, en tant que responsable du destin du pays, devrait
être le premier à s’en soucier. C’est malheureusement
lui même qui enfonce le clou de la division.
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