Publié le mardi 03/06/2014   source   Notre Voie       06:27:38

Un courrier anonyme faisant état d’une imminente
attaque dans les régions de tabou et Grabo créent la
panique, en ce moment, au sein des populations locales,
selon des habitants joints, dimanche, par téléphone.
« Nous avons très peur vu la porosité de la frontière avec le Libéria et on n’est plus en sécurité. Ce matin

(le dimanche 1er juin 2014, ndlr), des habitants ont joint leurs parents à Neka afin qu’ils viennent se réfugier ici pour le moment. A Para, Neka, Gbapè, Grabo, Olodio, Iboké et
Tabou, une lettre anonyme a été envoyée aux chefs de
village. Les auteurs de ce courrier qui ne dévoilent
pas leur identité demandent aux populations de quitter
les zones pour ne pas faire les frais d’une attaque plus
meurtrière que celle, récente, de Fêtai à Grabo.
Ces gens-là disent qu’ils vont attaquer dans ce mois
de juin sans préciser la date et promettent aller jusqu’au
Port de San Pedro », a révélé h.G, un habitant de la
localité d’iboké, qui souligne qu’un vaste mouvement
des populations locales a déjà démarré. malgré le
renforcement des effectifs des frci à la frontière ivoirolibérienne, notre interlocuteur fait état de la présence
d’hommes suspects, méconnus des villageois dans
les « V », des cantonnements forestiers. « Les auteurs
de la lettre anonyme disent qu’il n’y aura pas de
distinction lors de la prochaine attaque. Ce qui est
contraire à la récente attaque de Fêtai à Grabo où
de nombreux éléments des Frci, encerclés par les assaillants
en provenance d’une île à la frontière libérienne,
ont été tués. Les Frci qui ont pu se sauver ont cassé le pont de Fêtai pour freiner l’avancée des assaillants. Ces derniers qui n’ont pas connu de perte dans leur rang, ont pris en
otage près d’une vingtaine de femmes qu’ils ont
conduites dans leur camp au Libéria », a précisé notre
interlocuteur. C’est dans la nuit du 14 au 15 mai dernier que des individus armés ont attaqué le village de fêtai, dans la région de Grabo (frontière ivoiro-libérienne), faisant 13
morts dont des civils. sur l’identité des assaillants et
les raisons de cette attaque meurtrière, les positions divergent. selon des sources locales, il s’agirait de trafiquants
d’or qui seraient en affaire avec les frci et certains
civils. Pour des sources militaires ivoiriennes,
ce sont des bandits armés transfrontaliers qui
sèment la mort dans l’ouest de la Côte d’ivoire. un fait
est sûr, les populations ne se sentent plus en sécurité
et il faut que le gouvernement ivoirien accroisse ses
actions en synergie avec son homologue libérie.

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