Publié le jeudi 4 septembre 2014 | Notre Voie
Le rubicon a été vite franchi par la coalition rhdp
au pouvoir. Les partisans de henri Konan Bédié et alassane
ouattara ne se sont  pas posés de questions pour
désigner les assaillants, lundi dernier, de l’ex-QG de
campagne du président Laurent Gbagbo, siège provisoire
du front populaire ivoirien (fpi). «Après le combat des poids lourds, samedi, des jeunes du FPI cassent tout au FPI». c’est
sous ce titre que Le Nouveau Réveil a accusé les militants
du parti créé par le président Laurent Gbagbo d’être les auteurs de la casse de leur propre siège dans la matinée du lundi 1er septembre dernier. Le journal proche du Pdci-rda explique en effet que «la situation était prévisible,
du moins les prémices de la furia de ces inconnus
qui s’est abattue sur le siège provisoire du Fpi,
hier(lundi 1er septembre 2014 Ndlr), étaient perceptibles
déjà lors de la réunion électrique du comité
central du samedi dernier ». Pour Le Patriote qui emboîte
le pas au journal proche du Pdci-rda, il n’y a aucun
doute que cette attaque n’est rien d’autre que le résultat de
la crise que traverse, en ce  moment, le fpi. on pouvait
ainsi lire à sa première page que «la guerre des clans
fait rage au Fpi, les anti- Affi cassent tout ». Le journal
proche du rdr d’alassane ouattara raconte, à sa page 3, que
«des militants mécontents ont investi hier (lundi 1er
septembre 2014 Ndlr) le quartier général de campagne
a fait irruption dans l’enceinte du bâtiment
avant de tout saccager». dès lors, le journal pro-ouattara
peut conclure que le front populaire ivoirien est
un parti violent. mais les faits tels que relatés
et imputés aux partisans du président Laurent Gbagbo
n’ont, en réalité, existé que dans la seule imagination
fertile des quotidiens proches de la coalition au
pouvoir. Les jeunes gens qui ont attaqué le siège du fpi
n’ont jamais crié gare avant de frapper,

selon les vict i m e s . c o m m e n t  nos confrères ont fait pour savoir
que les assaillants qui n’ont ni crié ni tiré un seul coup de
fusil, sont du fPi ? certainement que nos confrères, qui
décrivent si bien les évènements, étaient des rangs de
ceux qui ont fait le coup au fpi. «Moins ils s’entendent,
mieux ça nous arrange» mais ce qu’il convient surtout
de retenir, c’est que les houphouétistes auraient sans
doute souhaité que le fPi, opposition significative, se
déchire pour avoir le sommeil tranquille. car plus les
partisans de l’ex-chef d’etat sont unis, plus son parti dérange. et le prétexte d’une guerre des clans à l’intérieur
du parti pour son contrôle, telle que révélée au grand
jour par le comité central du samedi dernier, a été sans
doute l’occasion rêvée pour les pro-ouattara de creuser
davantage dans la plaie qu’ils ont toujours voulu voir
transformée en gangrène. Les écrits de leurs journaux
montrent simplement que ceux qui sont derrière cette
dernière attaque du siège provisoire du fpi, sont ceux
qui ont intérêt à ce qu’il n’y ait jamais la paix entre Pascal
affi n’Guessan et ses camarades de la direction du
parti. Les propos tenus récemment par le porte-parole du
rdr confortent dans l’idée que le rdr a sa main derrière
la casse du siège du fpi. ce n’est pas joël n’Guessan
qui dira le contraire puisque ses déclarations sont sans
équivoque. dans une interview accordée au Patriote, le
jeudi 28 août 2014, parlant justement de la crise au fpi,
il disait notamment: «C’est tant mieux. Nous les regardons
se battre. Vous savez, moins ils s’entendent,
mieux ça nous arrange». mais un crime n’est jamais
parfait, dit l’adage. Les assaillants se sont acharnés
sur ce qui pouvait encore rappeler Laurent Gbagbo. ils
ont littéralement détruit tous ses posters géants et autres
souvenirs. or on voit mal un pro-Gbagbo commettre un
tel «crime». ni les partisans d’affi ni ceux de Laurent
akoun ne peuvent, un seul instant, se le permettre.
Quelle que soit la colère qui peut les ronger contre leurs
dirigeants ou la haine qu’ils peuvent avoir les uns pour
les autres, Laurent Gbagbo est ce qui leur reste quand ils
ont tout perdu .