En reportage au quartier Oryx de la commune de Port-Bouet, mardi 20 décembre dernier, Joel Zouzoua, journaliste à ‘‘Le Quotidien d’Abidjan’’ a passé un mauvais quart d’heures entre les mains des gendarmes.

 

Le quartier Oryx de Port-Bouet était en ébullition mardi 20 décembre dernier. Et pour cause, les populations ont été réveillées par une vaste opération de démolition. Envoyé en reportage par son organe de presse, Joel Zouzoua recueille les réactions et prend des images. Sa présence est mal vue par les gendarmes présents sur les lieux. Ceux-ci ; notamment, le Mdl Coulibaly, lui intiment l’ordre d’arrêter. Le journaliste décline son identité et poursuit son travail. Il n’aura pas le temps de continuer. Les agents des forces de l’ordre se ruent sur lui pour le passer à tabac. Amoché, il est conduit auprès de leur supérieur, puis au commissariat le plus proche. Il sera relâché après une heure passée au commissariat du 5ème arrondissement. Après la suspension de trois organes de presse proches de l’opposition ce mois-ci, cet incident rallonge la liste des atteintes à la liberté de la presse en Côte d’Ivoire.