Le centre d’information et de communication g o u v e r n eme n t a l e (CICG) a reçu hier jeudi 20 novembre, le ministre de la Justice et des Libertés Publiques Gnenema Coulibaly dans le cadre ‘’des rendez-vous
du gouvernement’’. Le ministre,à cette occasion a passé au peigne fin plusieurs sujets d’actualité,notamment le déroulement du procès des pro-Gbagbo.

Sur ce sujet, le ministre a affirmé ne pas comprendre le raisonnement de certains ivoiriens qui se demandent pourquoi ce sont les gens d’un seul camp qui sont arrêtés.Pour lui, ces personnes ont été arrêtées après la crise. Donc,elles ont voulu porter atteinte à la sureté de l’Etat. Alors que les autres, (les pro-Ouattara- même s’il ne les a pas nommés de manière explicite), n’ont causé aucune action en faveur de la déstabilisation de la Côte d’Ivoire.

C’est en cela le ministre ne comprend pas pourquoi fautil les arrêter. L’invité du CICG venait ainsi de soutenir de manière indirecte que les FRCI et tous les pro-Ouattara ayant commis des exactions pendant la crise postélectorale ne seront pas poursuivis parce qu’ils n’ont pas pris les armes pour attaquer la mère-patrie bien au contraire, ils l’ont libéré.
Par conséquent, ils ne peuvent pas être poursuivis pour de telles actions. Si les pro-Ouattara sont à l’abri de toutes poursuites judiciaires, tel n’est pas le cas des pro-Gbagbo. Le ministre Gnenema a indiqué que le procès
des 389 détenus politiques reprendra et il espère que d’ici la fin du premier trimestre de 2015, la justice aura fini de plancher sur tous les dossiers en cours. Invité à faire le bilan sur les exactions de Néambly (Duékoué) le ministre a indiqué que les enquêtes sont en cours. Il a soutenu que ces recherches rentrent dans le cadre des exhumations des corps engagés par le gouvernement.

Cette opération selon lui, permettra de déterminer le nombre de morts enterrés dans les fosses communes et les tombes individuelles sur l’ensemble du territoire national. Débutée en 2013 dans différentes communes d’Abidjan, cette opération a permis d’exhumer plus de 800 corps dans des fosses communes. D’un coût de 3 milliards F Cfa, la
deuxième phase de l’opération qui démarrera le 1er décembre s’étendra aux villes de Duékoué,Guiglo, Man, et sur les localités situées sur le tronçon Dabou-Tabou. La question des apatrides a été également au centre des échanges entre le Garde des Sceaux et les journalistes. Le ministre a indiqué que cette notion semble mal comprise, raison pour laquelle il l’a définit afin d’éclairer les lanternes. A en croire l’orateur, » selon la convention de 1954, un apatride est une personne qui est présente dans
un Etat, mais aucun lien juridique avec un autre Etat reconnu. Cette convention fait obligation à chaque Etat membre de le définir comme un apatride. Mais, l’apatride ne débouche pas sur l’octroi de la nationalité. Il ne s’agit de donner la nationalité à qui que ce soit », a-t-il rassuré. En ce qui la nationalité par déclaration, les services de la justice ont déjà enregistré 50 000 demandes.

Ces demandes sont actuellement en train d’être traités a révélé le conférencier. Cette mesure selon lui, vise à consolider le tissu social et à permettre à ceux qui méritent la nationalité de l’obtenir. Il en est de même pour la tenue des audiences foraines prévues par le gouvernement. Selon l’orateur,chaque année, il y a de nouveaux majeurs. C’est pourquoi il faut réviser la liste électorale et permettre à ceux qui n’ont pas de pièces pour se faire établir une carte d’identité de le faire à travers les audiences foraines.
AUTRE SOURCE