Un homme guéri par du whisky après avoir perdu la vue à cause d’une dose vodka, l’histoire semble un peu trop tirée par les cheveux pour être vraie. C’est pourtant bien ce qui s’est passé en Nouvelle-Zélande en juin dernier. Denis Duthien raconte son expérience.

Denis Duthien a 65 ans. Cet été, il a un peu trop arrosé les 50 ans de mariage de ses parents à coups de vodka. Il est alors parti se reposer dans sa chambre et s’est brusquement retrouvé dans le noir.

« J’ai cru que le temps était passé plus vite que je ne pensais et que la nuit était tombée. Il n’était pourtant que 15h30. J’ai aussi cherché l’interrupteur de la chambre avant de réaliser que j’étais devenu complètement aveugle. » (The New Zealand Herald, 30/11/12)

Se disant qu’une bonne nuit de sommeil réparerait tout ça, Denis Duthien s’est endormi. Au réveil, toujours rien. L’homme avait bel et bien perdu la vue.

Il fut aussitôt transféré à l’hôpital pour comprendre pourquoi il était devenu aveugle si soudainement. Les médecins ont remarqué une forte concentration de formol, conséquence du mélange entre la vodka et les médicaments pour diabétiques que Denis consommait régulièrement. C’est ce mélange, décuplé par la vodka, qui aurait provoqué la perte de vue.

Le whisky comme sauveur

Pour diminuer la concentration de formol dans l’organisme du Néo-Zélandais, les médecins devaient utiliser de l’éthanol. Sauf que l’hôpital de Taranaki Base n’avait pas assez d’éthanol médical à disposition ce jour-là.

Un préposé fut alors chargé d’acheter une bouteille de whisky au magasin du coin. Les spiritueux sont en effet composé d’éthanol.

« C’était un bon whisky. Un Johnnie Walker Black Label. » (The New Zealand Herald, 30/11/12)

Les médecins ont ensuite administré le contenu de la bouteille dans l’estomac de Denis Duthien. L’homme est resté ainsi cinq jours, une perfusion de whisky dans le nez. A son réveil, miracle de la médecine : le patient voyait à nouveau.

Il a remercié les médecins pour lui avoir sauvé la vie en improvisant de la sorte. Il a aussi prévenu les autres diabétiques de faire attention et de ne pas boire d’alcool, chose que Denis Duthien ne fait plus depuis sa mésaventure.

Reste qu’il a pu vérifier par lui-même la véracité du proverbe : « Il faut combattre le mal par le mal »

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