Le Centre d’information et de communication gouvernementale (Cicg) a effectué, en compagnie de la
presse nationale et internationale,lundi et mardi derniers,son deuxième circuit de visite des chantiers du gouvernement. Au menu de cette mission, les sites de construction du barrage de Soubré et du pont de Jacqueville. A Soubré, la délégation a pu se rendre compte que la cité d’exploitation est en
mode construction sur une superficie de 10 ha. A terme, ce site devra comprendre 55 bâtiments dont
40 logements. il abritera les logements des équipes en charge de la construction du barrage, puis des exploitants de l’ouvrage. une seconde cité est prévue sur 25 ha et pourra héberger 1400 ouvriers. Selon balet maxime, chef de mission pour le projet Soubré de la Société des énergies de
Côte d’ivoire (Ci-energies),les travaux de démolition ont commencé et seront suivis des travaux de bétonnage,d’hydroélectricité et d’hydromécanique L’usine, quant à elle, devra être opérationnelle en 2016 avec la mise en service du premier groupe. Les travaux du barrage hydroélectrique démarrés en mars 2013, sont prévus pour prendre fin en septembre 2017, soit un délai d’exécution de 53 mois. en fait,c’est un chantier qui comprend plusieurs ouvrages.

Concernant le pont de Jacqueville qui a reçu la délégation le lendemain mardi, on retiendra que c’est un pont à poutres en béton précontraint de 608 m de long. il sera composé de 48 éléments préfabriqués et achevés. Selon les experts du terrain, l’heure est au transport de ces éléments
vers les appuis. Déjà, selon fousséni Diarassouba chef du projet à l’Ageroute,24 éléments de 105 tonnes chacun ont été transportés. «Nous sommes à 70%d’exécution des travaux du pont. Mais, sur l’ensemble du projet, nous sommes à 60% d’exécution», a-t-il fait savoir. S’il est vrai que les travaux
de ces deux chantiers avancent, il faut aussi reconnaître que de réels problèmes problèmes demeurent. en effet, au moment où l’etat se targue d’avoir indemnisé, à ce jour, l’ensemble des populations concernées par le déguerpissement dans le cadre du projet de construction du
barrage, les paysans dont les plantations ont été détruites, ruminent leur colère. Certains que nous
avons pu joindre trouvent insuffisantes les sommes qui leur ont été versées.

Selon l’un d’eux qui a préféré garder l’anonymat, il lui a été versé 500.000 fCfA par ha de cacao détruit.«Imaginez-vous que c’est avec cette somme d’argent que je dois aller acheter une autre parcelle, me procurer des plants de cacao,les semer et attendre qu’ils entrent en production.Quant on sait que c’est après au minimum 3 ans que je pourrai récolter, je me demande bien comment je vais vivre avec ma famille», s’interroge-t-il. un autre qui a accepté de nous parler au téléphone explique qu’il n’a bénéficié d’aucune indemnisation.Lui qui a été contraint de quitter le village Kopéraguihé pour un autre village où il n’a pas de terre. Sur le cas particulier de ce dernier interlocuteur, réponse
d’un des représentants de l’etat sur le chantier : «Il va falloir attendre les résultats de l’étude d’impact environnemental».Quand seront-ils disponibles ? A cette question, motus et bouche cousue

Les Ivoiriens paieront pour traverser le pont de Jacqueville

«Nous sommes à 70% d’exécution du projet de construction du pont. Mais,en tenant compte du projet
total avec le péage, nous en sommes à 60%». Le projet comprend donc un péage. en clair, les usagers de ce pont devront payer pour traverser ce pont.Comme sur le 3ème pont riviera-marcory et sur l’autoroute du nord. et, pourtant,le gouvernement, à grand renfort de publicité,communique sur la construction de ce pont dont les travaux ont démarré en août 2010 et dont les financements
étaient déjà bouclés en 2009 sous le président Laurent Gbagbo. mais, le gouvernement s’abstient de
dire aux ivoiriens qu’ils devront encore payer pour traverser. Comme à son habitude, il les mettra
devant le fait accompli.
Koné modeste
notre voie 

08/06/2014