Il n’y a rien de plus exécrable, de plus criminel qu’une moralité obscurcie par le gain facile, l’intérêt personnel ou au service d’autrui. Dans sa détermination à trouver et prouver l’existence d’un

«plan commun» de Laurent Gbagbo visant à «éliminer tous les partisans de Ouattara pour se maintenir au pouvoir

», Fatou Bensouda baigne de plus en plus dans

la gadoue.

 

Quelle honte pour la procureure de la Cpi de vouloir expressément tordre le cou à la lisibilité judiciaire. Peut-on vraiment faire sortir le mot «honte» de l’image que l’on se fait de Bensouda ?

Au fur et à mesure que le procès avance, il est vraiment difficile

d’y penser. Surtout quand elle-même remet au goût du jour la honte qu’elle incarne à chaque séance.

Attribuer honteusement un même avocat à deux prévenus

à charge pour vouloir à tout prix briser les certitudes

de la défense est bien plus qu’émotion et délocution devant l’horreur. Bensouda s’est liée à un noeud gordien où aboutissent, bifurquent, repartent les questions embrouillées de son identité et de sa

formation juridique, autant de lignes de fuite en

avan.

J