
Le président Laurent Gbagbo et Guillaume Soro, qui contestaient devant la Cour africaine des droits de l'Homme et des peuples la façon dont ils avaient été traités par la justice de leur pays, ont vu jeudi leurs requêtes rejetées. Leurs condamnations à des peines de prison est à l'origine de leur impossibilité de se présenter à la présidentielle prévue en octobre.
La Cour africaine des droits de l'Homme et des peuples (CADHP), juridiction avec laquelle la Côte d'Ivoire a pris ses distances, a rejeté jeudi 26 juin des requêtes de l'ex-président Laurent Gbagbo et de l'ex-Premier ministre Guillaume Soro qui estimaient que plusieurs de leurs droits avaient été violés.
Déposées en 2020, les requêtes contestaient la façon dont les deux hommes avaient été traités par la justice ivoirienne.
Leurs condamnations à des peines de prison pour des affaires distinctes est à l'origine de leur radiation des listes électorales et donc de leur impossibilité de se présenter à la présidentielle de 2025, cinq ans après avoir été déjà écartés du précédent scrutin.
La Cour africaine rejette des recours des Ivoiriens Laurent Gbagbo et Guillaume Soro
Dans un premier arrêt, jeudi, la CADHP, basée à Arusha en Tanzanie, a notamment estimé que Laurent Gbagbo "n'avait pas apporté la preuve de ses allégations" et a décidé que la Côte d'Ivoire n’avait pas violé son "droit de participer librement à la direction des affaires publiques". La Cour a également affirmé que Laurent Gbagbo n'avait pas été victime de traitement inégalitaire.
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