
Depuis l’arrivée de Tidjane Thiam, l’État refuse d’appliquer la loi qui garantit aux partis politiques 1/1000 des recettes fiscales.
Pourtant, la loi n°2004-494 du 10 septembre 2004, dont Ouattara et le RDR ont largement profité lorsqu’elle s’appliquait au budget de l’État, a été modifiée par l’ordonnance n°2023-377 du 3 mai 2023, transférant le calcul aux seules recettes fiscales.
Cette modification réduit mécaniquement d’environ un tiers le financement dû aux partis… et, malgré cela, aucune subvention régulière n’a été versée depuis plus de deux ans, tandis que le RHDP utilise sans limite les moyens publics.
Ce n’est pas un oubli : c’est une stratégie pour asphyxier l’opposition, au point que le financement des partis repose désormais presque exclusivement sur le président du parti et sur quelques bonnes volontés.
L’opposition doit exiger l’application de la loi avant les législatives, d’autant plus que le président Ouattara aurait accordé des financements non prévus par la Constitution à certains candidats taillés sur mesure pour l’affronter aux élections présidentielles depuis 2015, dont les deux dernières ont été largement considérées comme anticonstitutionnelles.
Un État qui applique la loi à la carte n’est plus une République.
Le financement public est un droit, pas une faveur.
Le refuser, c’est braquer la démocratie.
JACQUES ROGER
LE CONSERVATEUR
.jpeg)
