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Kouadio Konan Bertin : Comment trahir son parti l’a mené des bureaux du PDCI aux ambassades dorées

28/03/2026 08:58:00

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Kouadio Konan Bertin : Comment trahir son parti l’a mené des bureaux du PDCI aux ambassades dorées

Dans le théâtre d'ombres de la politique ivoirienne, certains noms résonnent comme des symboles de fidélité, d'autres comme des emblèmes de la rupture

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Dans le théâtre d'ombres de la politique ivoirienne, certains noms résonnent comme des symboles de fidélité, d'autres comme des emblèmes de la rupture. Kouadio Konan Bertin, alias KKB, appartient désormais à cette seconde catégorie pour une large frange de l'opinion. Ancien « enfant terrible » et figure de proue de la jeunesse du PDCI-RDA, il est devenu, pour ses détracteurs, l'archétype du transfuge dont le ralliement au pouvoir a été gracieusement récompensé.

 

2020 : Le péché originel

Tout bascule en 2020. Alors que la Côte d'Ivoire s'enfonce dans une crise préélectorale majeure liée au troisième mandat d'Alassane Ouattara, le PDCI d'Henri Konan Bédié choisit le boycott et la désobéissance civile. KKB, lui, décide de jouer sa propre partition.

  • Le camouflet de l'investiture : Après le rejet de son dossier pour l'investiture interne du PDCI-RDA en juillet 2020, il n'hésite pas à dénoncer un « attentat contre la démocratie ».
  • La caution du scrutin : En maintenant sa candidature indépendante, il devient le seul adversaire de poids face au président sortant, légitimant ainsi une élection que toute l'opposition unie jugeait illégale.

La moisson d'un ralliement assumé

Si son score à la présidentielle est resté anecdotique (1,99 %), la suite de sa carrière ressemble à une ascension météorique, loin des rangs de l'opposition.

 

  1. Le maroquin ministériel : Dès décembre 2020, KKB entre au gouvernement comme Ministre de la Réconciliation et de la Cohésion nationale. Une nomination perçue par beaucoup comme le « service après-vente » de sa participation au scrutin.
  2. L’exil doré à Libreville : Après son départ du gouvernement fin 2023, il ne retourne pas au PDCI. En juin 2024, il est nommé Ambassadeur de Côte d’Ivoire au Gabon. Il a officiellement pris ses fonctions le 6 novembre 2024 en présentant ses lettres de créance au président de la transition gabonaise.
  3. L'extension de l'empire diplomatique : En août 2025, la confiance du pouvoir se confirme. Ses charges sont étendues à la République de Sao Tomé-et-Principe.

 

Un destin, deux lectures

Pour les militants du PDCI, la trajectoire de KKB est celle d'une trahison en bonne et due forme, où les convictions ont été troquées contre des privilèges diplomatiques. Pour ses partisans et les proches du pouvoir, il est l'homme qui a su placer la paix au-dessus des consignes partisanes pour éviter une nouvelle guerre civile.

 

Quoi qu’on en pense, KKB a réussi son pari : exister sans (et contre) son parti d'origine. Aujourd'hui, entre Libreville et Sao Tomé, l'ex-rebelle du Vieux Parti savoure une retraite diplomatique dorée, bien loin des tumultes de Daoukro.

 

La conclusion : Le prix d'une âme politique

Au final, le cas KKB restera dans les annales de l'infamie politique ivoirienne comme la preuve qu'en politique, la loyauté a un prix, et que celui de Kouadio Konan Bertin était apparemment un billet d'avion pour Libreville et un titre d'excellence.

 

Pendant que les militants du PDCI pleurent encore le « Vieux » et se battent pour la survie du parti, leur ancien poulain savoure le luxe des résidences diplomatiques, financé par le régime qu'il jurait de combattre. KKB n'a pas seulement quitté un parti, il a piétiné l'héritage de l'homme qui l'a fabriqué pour ramasser les miettes dorées d'un pouvoir qu'il a aidé à maintenir.

 

L'histoire retiendra-t-elle le diplomate ou le traître ? Pour les puristes de Daoukro, la réponse est déjà écrite : on ne bâtit pas une carrière honorable sur le cadavre politique de son propre père. KKB a choisi son camp : celui des honneurs individuels au mépris de l'honneur collectif. Une ascension bâtie sur un baiser de Judas qui laissera une tache indélébile sur son nom, peu importe le nombre d'ambassades qu'il occupera.

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