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L’État ignore, la rue dévore : Diplômés le jour, brouteurs ou escortes la nuit..Le prix sanglant de la s

02/04/2026 07:40:00

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Politique, Première page, La Une,

L’État ignore, la rue dévore : Diplômés le jour, brouteurs ou escortes la nuit..Le prix sanglant de la survie en Côte d’Ivoire

C’est le secret de polichinelle le plus douloureux du pays. Derrière les discours officiels sur l’émergence et les statistiques de croissance, se cach

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C’est le secret de polichinelle le plus douloureux du pays. Derrière les discours officiels sur l’émergence et les statistiques de croissance, se cache une jeunesse qui suffoque. En Côte d’Ivoire, avoir un diplôme n'est plus une promesse d'avenir, c'est devenu un fardeau. Entre le loyer qui grimpe, le riz qui coûte de l'or et l'emploi qui reste un mirage, beaucoup ont fini par franchir la ligne rouge. Pour ne pas mourir de faim, ils ont choisi de vendre leur âme, leur corps ou leur intégrité.

Le diplôme, ce bout de papier qui ne nourrit pas

Ils sont des milliers à Abidjan, Bouaké ou Korhogo. Le matin, ils portent des chemises bien repassées et parcourent les entreprises avec des CV impeccables. Le soir, la réalité les rattrape : pas de transport, pas de dîner, et le regard pesant d’une famille qui attend d’eux un miracle. Quand l'État semble sourd aux appels de sa jeunesse, la rue, elle, propose des solutions rapides, sombres et destructrices.

 

Brouteurs par dépit, escortes par survie

Le contraste est violent. Celui que vous voyez en costume le jour pour un entretien d'embauche peut devenir le "cybercriminel" (brouteur) la nuit derrière un écran, cherchant désespérément une proie pour payer sa chambre de bonne.

Plus tragique encore, la "prostitution déguisée" a envahi les réseaux sociaux. Sous le vernis du "lifestyle" et des placements de produits, de nombreuses jeunes filles, parfois étudiantes brillantes, se retrouvent prises dans l'engrenage de l'escorting. Ce n'est pas par plaisir, c'est pour payer les frais d'inscription, soigner une mère malade ou simplement ne pas finir à la rue. C'est le prix sanglant d'une survie où la dignité est la première monnaie d'échange.

 

L’indifférence des sommets, la colère d’en bas

Pendant que les élites circulent dans des 4x4 rutilants sur les nouveaux ponts, la majorité des Ivoiriens se demande comment boucler la fin de journée. Le sentiment d'abandon est total. Les programmes d'aide semblent ne bénéficier qu'à ceux qui ont "le bras long". Pour le fils du pauvre, sans réseau et sans piston, la méritocratie est une blague de mauvais goût.

 

Jusqu’à quand ?

On ne peut pas demander à une jeunesse de rester "modèle" quand son seul horizon est la misère. L'insécurité qui grandit, le phénomène des microbes, l'exode vers l'Europe au péril de la vie... tout cela n'est que le symptôme d'une société qui laisse ses enfants se faire dévorer par la précarité.


La Côte d'Ivoire ne se construira pas seulement avec du béton et du bitume. Elle se construira quand un diplômé pourra vivre de son travail sans avoir à se cacher derrière un écran pour escroquer, ou dans une chambre d'hôtel pour se vendre. L’État doit regarder cette réalité en face avant que la rue ne finisse par tout emporter.

 

Le silence des coupables, le cri des invisibles

Jusqu’à quand allons-nous détourner le regard ? On nous parle de « Côte d’Ivoire solidaire », mais la solidarité s’arrête-t-elle aux portes des villas de Cocody ? On ne peut pas bâtir une nation sur les larmes d'une jeunesse qui se sacrifie pour ne pas sombrer.

 

Aujourd’hui, le diplôme est devenu un ticket pour le désespoir. Chaque soir, des milliers de nos frères et sœurs vendent leur dignité parce que l’État a échoué à leur offrir un avenir. Ce n'est plus de la débrouille, c'est un naufrage collectif. Si rien n'est fait pour briser ce cycle de la misère, si l'on continue de privilégier le bitume sur l'humain, la rue finira par réclamer ce qu'on lui a volé : sa dignité.

 

Et vous, qu’en pensez-vous ?

 Êtes-vous témoins de ces réalités dans vos quartiers ? 

Est-ce la faute du système ou un manque de courage de la jeunesse ? Exprimez-vous en commentaire, le silence est complice.


 

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