
Le président ivoirien Laurent Gbagbo, président du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), a animé une conférence de presse majeure le jeudi 2 juillet 2026 à Abidjan. Au cœur de son intervention : la présentation officielle de son projet de gouvernance baptisé le « Pacte social » et une critique acerbe du système judiciaire actuel.
Un projet centré sur l’humain et la redistribution
Laurent Gbagbo a exposé la vision de son parti à travers sept axes prioritaires. Ce programme politique place le citoyen ivoirien au centre des priorités étatiques.
- Pouvoir d'achat : Mesures fortes pour freiner la cherté de la vie.
- Justice sociale : Meilleure redistribution des richesses nationales.
- Emploi des jeunes : Création d'opportunités économiques concrètes.
- Santé pour tous : Réforme du système de soins et accessibilité.
L'ancien chef de l'État a insisté sur le fait que la croissance économique actuelle de la Côte d'Ivoire doit se ressentir directement dans le quotidien de chaque citoyen.
Une critique frontale de la justice ivoirienne
Le président du PPA-CI n'a pas mâché ses mots concernant le pouvoir judiciaire en place. Il a dénoncé ce qu'il qualifie de dérives et d'instrumentalisation politique.
- Incarcérations d'opposants : Critique sévère de la détention de figures politiques.
- Indépendance menacée : Appel à une séparation stricte des pouvoirs.
- Climat de peur : Dénonciation des pressions exercées sur la dissidence.
Entre dialogue politique et menaces de protestation
Tout en affirmant sa volonté de maintenir un dialogue ouvert et sans "ligne rouge" avec le pouvoir d'Alassane Ouattara, Laurent Gbagbo a posé ses conditions. Il a prévenu que son parti n'hésiterait pas à appeler à des actions de protestation si les libertés démocratiques continuaient d'être entravées.
Ce double positionnement marque une étape décisive dans la stratégie du PPA-CI à l'approche des prochaines échéances politiques dans le pays.
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