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Dans une déclaration choc, le président du Front Populaire Ivoirien (FPI) dresse un bilan sans concession de la situation sécuritaire et éthique du pays. Il dénonce ouvertement une dérive généralisée sous le regard passif des autorités.
Pascal Affi N'Guessan ne mâche pas ses mots. Le leader politique vient de jeter un pavé dans la mare en qualifiant sans détour la situation actuelle de « Côte d'Ivoire de trafiquants ». Une formule percutante qui met en lumière l'ampleur des activités illicites qui rongent le tissu socio-économique national.Un pays livré aux réseaux clandestinsSelon le président du FPI, aucun secteur ne semble désormais épargné.
La prolifération de l'orpaillage illégal et les nombreux scandales qui secouent le pays témoignent d'une porosité alarmante. Les réseaux criminels étendent leurs tentacules bien au-delà des frontières traditionnelles du crime organisé :Trafics transfrontaliers : Drogues, armes et pierres précieuses circulent de manière incontrôlée.Spéculation foncière : Une prolifération de trafics de terrains gagne le milieu urbain comme le milieu rural.Infiltration institutionnelle : La corruption touche l'administration publique, le secteur de la santé (trafics d'ordonnances et de faux médicaments) et l'Éducation nationale, où les mutations et affectations feraient l'objet de transactions illicites.La passivité coupable du gouvernementPour Affi N'Guessan, le constat le plus grave réside dans l'inaction du pouvoir en place.
Le chef de file de l'opposition affirme que l'ensemble de ces dérives se déroule « au vu et au su du gouvernement ».Ce « laisser-faire » et ce « laisser-aller » généralisés sont, selon lui, la preuve flagrante d'un constat d'échec majeur : le gouvernement actuel ne parviendrait plus à gérer ni à sécuriser efficacement le pays. En l'absence de mesures de rétorsion fortes et de régulation stricte, c'est l'autorité même de l'État qui se trouve aujourd'hui fragilisée.
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