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Cacao à 1 200 F CFA : l'État condamne les campagnes à la misère

03/09/2026 08:09:00

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Politique, Dossiers Côte d'Ivoire,

Cacao à 1 200 F CFA : l'État condamne les campagnes à la misère

La publication du nouveau prix officiel du kilogramme de cacao a déclenché une vague de déception et de contestation parmi les producteurs. Malgré les

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La publication du nouveau prix officiel du kilogramme de cacao a déclenché une vague de déception et de contestation parmi les producteurs. Malgré les explications officielles, les paysans dénoncent un tarif insuffisant face à la réalité économique actuelle.

 

Par lecridabidjan.netPublié le 3 septembre 2026

L'annonce était particulièrement attendue dans les zones de production, mais le verdict est tombé comme un couperet. Le prix du kilogramme de cacao a été fixé à 1 200 F CFA. Une décision qui passe très mal auprès de la base. À la une des journaux ce matin, le constat est sans appel : « Ça grogne chez les producteurs ». Loin de l'enthousiasme espéré par les autorités, c'est un sentiment de détresse et de colère qui s'empare désormais des villages ivoiriens.

« Pourquoi ça pleure dans les villages »

 

Sur le terrain, la déception des agriculteurs est palpable. Pour beaucoup, ce tarif ne permet pas de couvrir l'explosion des coûts de production, notamment la hausse du prix des engrais, du transport et de la main d’œuvre. Les producteurs estiment que leurs efforts ne sont pas rémunérés à leur juste valeur, alors que les cours mondiaux du cacao connaissent de fortes fluctuations sur le marché international.

 

« On ne s'en sort plus. Ce prix ne nous permet pas de faire vivre nos familles convenablement ni de préparer la rentrée scolaire des enfants », déplore un planteur de la région de Soubré. Dans les campements, la désillusion laisse place à l'incompréhension face à ce que les syndicats agricoles qualifient de « juste milieu insuffisant ».

Les justifications officielles face au mur de la contestation

Pour tenter de calmer la situation, les autorités ont rapidement communiqué sur les critères de cette tarification. C’est notamment le cas de Koné Bruno, dont le journal relaie les explications économiques et logistiques visant à justifier ce montant de 1 200 F CFA. Selon les arguments officiels, ce prix vise à garantir une certaine stabilité face aux risques de retournement des marchés internationaux et à assurer une redistribution sur l'ensemble de la chaîne de valeur.

Des arguments techniques qui peinent à convaincre les principaux concernés. Pour les paysans, la réalité du quotidien l'emporte sur les courbes macroéconomiques : le compte n'y est pas, et le bras de fer symbolique entre les producteurs et les instances de régulation semble bel et bien engagé pour cette campagne.

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