aux cris et jets de pierres des populations de tambi pour protester contre l’interception d’un camion transportant la noix de cajou, les forces républicaines de côte d’ivoire (frci) répondent par des tirs à balles réelles. Le samedi 14 juin dernier, les populations de tambi, village nafana (sous groupe sénoufo) du département de Bondoukou, ont payé au plus cher, le prix d’une mésentente avec des éléments frci. Le bilan fait état de deux morts. en l’occurrence,
Koffi Kouakou séverin,un jeune de 18 ans, et un élément des frci appelé adama, en poste à tambi.

Le chef de ce village, moh Yao françois et chef de canton nafana rencontré dimanche, explique ce qui s’est passé. « Nous étions dans les préparatifs de la fête des morts. Une fête au cours de laquelle, nous pensons à tous ceux que nous avons perdus pendant l’année,quand à 21H, 9 personnes ont demandé à me
voir pour une histoire sérieuse selon elles. Il y avait 6 fils du village et 3 FRCI. Le problème est que, un camion chargé d’anacarde avait été intercepté au poste de Zagala par les FRCI. Ainsi, les jeunes du village, accompagnés par les FRCI ont souhaité que l’affaire soit réglée à l’amiable. On échangeait donc à la cour royale avec l’adjudant FRCI chargé de la mission, quand on a entendu des cris dans le village, précisément, vers où le véhicule
était stationné.

Des jeunes manifestants lançaient des pierres au véhicule.
Les autres éléments Frci qui étaient auprès du véhicule, ont commencé à tirer. Le jeune Koffi Kouakou Séverin a alors pris des balles en plein ventre. Les jeunes manifestants n’avaient pas d’armes, ils n’avaient que des cailloux. Un élément FRCI qui est en poste dans le village est aussi décédé. Il tentait de calmer les manifestants, quand ses collègues ont démarré le véhicule. Il a tenté de les rejoindre, mais étant habillé en civil, il a été prit pour un manifestant et il a aussi reçu des balles des autres FRCI qui étaient dans le véhicule », a révélé le chef du village. des éléments de la gendarmerie sont arrivés dimanche à 8h pour sécuriser les lieux. diabagaté Brahima, conseiller funéraire à la morgue de Bondoukou a fait remarquer que des hommes dans un cargo frci ont déposé un corps à la morgue sans en donner des détails « les militaires qui ont envoyé le corps ont seulement dit qu’ils reviendraient», poursuit le chef. Le commandant soro dramane nous a confirmé au téléphone que, suites aux altercations de tambi le samedi, il y a eu deux morts, un élément frci et un manifestant.
Quand au directeur du chr de Bondoukou, docteur
Guillaume Kouassi, il dit avoir reçu deux blessés par
balles. notamment, Kobenan Benjamin 45 ans, et idrissa adams, 25 ans.
skb
notre voie
17/06/2014