Deux éléments des Frci qui s’apprêtaient à opérer, ont été appréhendés le 23 novembre, par des dozos, des milices pro-Ouattara, l’actuel chef de l’état. Selon Hien Kopbété , membre de la confrérie de ces chasseurs traditionnels, c’est de retour de Gbélémilédouo, village situé à environ deux kilomètres de la ville, sur l’axe Bouna-Ghana, aux environs de 20h ce jour là, qu’ils ont appréhendé les deux malfrats. 

 Entre le cimetière et le corridor des Frci, Palé Youléré Jean Marie, son chef et lui, bifurquent par une piste qui sert de raccourci pour aller à Gborokira, un quartier de la ville. A peine ont-ils emprunté cette voie, poursuit Hien Kopbéné, qu’ils voient sortir de la brousse, deux individus en treillis. L’un d’eux, selon lui, qui était armé de kalachnikov, ouvre le feu sur le chef dozo, mais il rate sa cible. 

Les dozos neutralisent les deux bandits. L’un des éléments Frci qui avait reconnu le chef de la confrérie, s’écrie : « Chef Jean Marie, c’est moi, ne me fait pas du mal », révèle Hien Kopbété. Arrêtés et désarmés, les deux braqueurs sont conduits à la gendarmerie vers 21h. Le lendemain 24 novembre, les populations qui ont appris la nouvelle, prennent d’assaut la gendarmerie. Mais, à en croire une source proche du dossier, l’Adjudant Bakayoko, chef des Frci serait en train de manœuvrer pour que ses éléments ne soient pas punis. 

 

Source : Notre Voie |   Lundi 02 Décembre 2013