Publié le jeudi 21 aout 2014 | Notre Voie

Mme Miézan qui se trouvait à bord d’un minicar de transport en commun, reliant Agnibélékro à Gaoua, une ville Burkinabé, a subi le courroux des Frci le 4 août dernier. « Nous sommes arrivés au corridor de Koutouba, village situé à 76 km au sud de Bouna, sur l’axe Bouna-Abidjan à 21 h 15. Le véhicule est immobilisé pour un contrôle d’identité. A notre grande surprise, un élément des Frci s’approche, et récupère les pièces du chauffeur. Il exige que chaque passager paie 2000F, même avec la présentation de la carte nationale d’identité, sinon, il ne bouge pas », révèle un passager. Selon lui, Mme Miézan a refusé de s’exécuter, prétextant qu’elle a ses papiers. Il n’en fallait pas plus pour provoquer la colère de l’homme en tenue, qui lui lance des injures et des grossièretés. Pire, cet élément des Frci lui administre une gifle, avant de lui serrer violemment le coup, et la roue de coups de poing, sous le regard bienveillant du chef de poste. Ses collègues, à en croire des témoins, n’ont trouvé d’autre alternative que de lui prêter main forte, en dépouillant la passagère de ses bijoux, et de son porte-monnaie qui contenait 105.000F. Conduite à l’hôpital de Bouna, Mme Miézan dit souffrir de douleurs au cou. Elle a indiqué avoir pris un certificat médical, et a décidé de porter plainte, pour coups et blessures, et injures publiques.