De passage à Abidjan dans le cadre de l’implantation de son parti et la remobilisation de ses militants de la diaspora burkinabé en Côte d’Ivoire, le président de l’Union pour le Progrès et le Changement (Upc), par ailleurs, chef de file de l’opposition a été très amer avec son compatriote-président Blaise Compaoré. Lors de la rencontre marquant la fin de son séjour en terre ivoirienne avec ses militants le samedi 21 décembre 2013 dans un réceptif hôtelier du Plateau, l’opposant Burkinabé, a fustigé la gouvernance du régime Compaoré et a instruit la diaspora à la mobilisation à l’effet de faire barrage à une éventuelle candidature du président sortant en 2015. Blaise veut emprunter un raccourci pour être élligible, contrairement aux dispositions de l’article 37 de la constitution qui impose la limitation des mandats. « Par rapport à la création d’un Sénat au sein de notre parlement par le président Compaoré, nous, opposition, nous n’en voulons pas. Parce qu’en réalité, ils veulent créer une deuxième chambre à l’assemblée pour pouvoir modifier l’article 37. Comme nous l’avons empêché de faire cela, sa nouvelle trouvaille, c’est d’organiser un référendum pour amender cet article. Nous allons tout faire pour l’en dissuader. Soyez à l’écoute pour le mot d’ordre à venir. Nous ne voulons pas d’un président à vie. Il faut qu’il comprenne que le pouvoir a une fin. Blaise Compaoré protège une mafia qui a peur de son avenir et ce sont les acteurs de cette mafia qui le poussent à vouloir se maintenir au pouvoir. Mais, il serait souhaitable que Blaise Compaoré se retire après 26 ans de pouvoir pour jouer le rôle de sage et de médiation dans le pays », a proposé Zéphirin Diabré. Au nombre des récriminations faites contre la gouvernance du président Compaoré, l’opposant a relevé entre autres, la mauvaise gestion du développement, la mauvaise répartition des fruits de la croissance, la perte des valeurs autrefois reconnues aux burkinabé, etc. C’est pourquoi, Zéphirin Diabré a proposé à ses compatriotes de la diaspora une alternative démocratique pour le pays des hommes intègres. « Notre pays ne peut réussir sans la participation pleine des Burkinabé de l’extérieur. Notre parti est conscient des nombreuses difficultés que vous rencontrez ici comme récemment le prix excessif que vous avez payé pour avoir vos cartes consulaires biométriques. Il est clair que les voix de la diaspora seront très importantes pour les échéances électorales de 2015. Je vous engage à rester mobilisés. Faites en sorte qu’il ne puisse pas nous voler notre victoire en 2015 », a exhorté le président de l’Upc.

Publié le lundi 23 decembre 2013  |  L’intelligent d’Abidjan