Abou Fofana, un ivoirien qui a trouvé refuge au Canada depuis 2008 risque de revenir à Abidjan de la plus triste des manières, il sera déporté 

 

 Après des années de bataille, la famille d'Abou Fofana doit se résigner à sa déportation. Les dernières demandes de sursis n'ont rien donné. L'avion ramenant ce résident de Trois-Rivières dans son pays d'origine, la Côte d'Ivoire décollait lundi soir.

 

En 2013, le gouvernement canadien a déclaré qu'il soupçonnait Abou Fofana d'avoir participé à des crimes de guerre en Côte d'Ivoire, en raison des tâches qu'il a exercées pour les forces rebelles en Côte d'Ivoire, ce que l'homme dément.

 

Lorsqu'il a appris que sa déportation était imminente cet été, Abou Fofana a tenté de s'enfuir. Il a finalement été arrêté il y a deux semaines, rapporte Radio Canada.

 

Lundi, la conjointe d'Abou Fofana, Geneviève Trottier a fait les valises de son mari et père de leurs trois enfants dans l'espoir de ne pas avoir besoin de les lui remettre et s'est rendue au centre de détention de Laval où elle a pu le voir avant son départ.

 

Cependant, elle tente de voir le positif dans la situation, notamment le fait qu'Abou Fofana, arrivé au Canada en 2008, pourra revoir son fils qui habite en Côte d'Ivoire. 

 

« Au départ, il va être content de revoir sa mère, de voir son fils, de le connaître parce qu'en fait, [son fils] était bébé quand il a quitté [son pays], ils se parlent au téléphone et sur Skype, mais ce n'est pas pareil. »

 

L'avocat de M. Fofana, Stewart Istvanffy, est convaincu que des erreurs ont été commises dans le dossier. Il croit que son client est victime d'une « culpabilité par association ».

 

« M. Fofana était membre des Forces nouvelles, qui est maintenant au pouvoir avec le gouvernement actuel en Côte d'Ivoire, et c'est sûr que tous les membres de cette milice-là n'ont pas participé à des crimes », affirme-t-il.

 

On a une politique de déportation à outrance qu'on a hérité du gouvernement Harper et les libéraux n'agissent pas assez vite pour remettre les pendules à l'heure.

 

Le ministère d'Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada n'a pas voulu nous accorder d'entrevue à ce sujet.

 

Source : Lebabi.net