Plus le temps passe, plus le malheur des Dramanistanais émerge. Du pire, on évolue au pire. C’est dans ces conditions que Youssouf Bakayoko, alias Bakayoko Minuit,
ancien président à problèmes de la Cei en devient le nouveau-ancien président, ou l’ancien-nouveau président. Dans tous les cas, il est lourdement assis. Le même
Bakayoko parmi les nombreux Bakayoko rattrapés, symbole de la crise postélectorale. L’homme qui, 45mn avant le délai
requis pour la proclamation des résultats de la présidentielle 2010, rassura qu’il n’est pas encore minuit. Compréhension, il avait encore du temps, jusqu’à minuit, avant la proclamation.  Mais surprise surprenante, le délai largement
passé et dépassé, Bakayoko Minuit se cache dans le véhicule de commandement de l’ambassadeur d’un pays puissant en
Codivoire. Escorté par des chars herculéens de l’Onuci, il se rend dans la république hôtelière du Golf, le QG de campagne de Magellan. Et là, devant les caméras de France 24, une chaîne de télévision étrangère, il proclame les résultats internationaux d’une présidentielle nationale.
Contre toute attente, le peuple découvre par magie que Magellan est son nouveau président. Après le cinéma de
Bakayoko Minuit, le Conseil constitutionnel déclare Séplou président légal. En effet, analyse faite de la fraude organisée dans le Nord, occupée par une rébellion pro- Magellan, le seul juge des élections annule la fraude et valide la probité. Cette vérité insupportable aux oreilles rouges de Tante
Communauté Internationale la rend rouge de colère. Ses noirs desseins sont publiquement mis au grand jour et la prophétie de Séplou s’accomplie douloureusement…
Devant des caméras d’étrangers, les  étrangers de l’Onu et de la France font du «candidat de l’étranger» leur étrange élu.
En détail, qui a gagné combien de voix dans combien de circonscriptions électorales, Bakayoko Minuit n’en dit rien. Tout ce qu’il dit, c’est que Magellan a gagné en
gros, par validation de la fraude.
Voilà comment en 2010, l’avant-centre du Groupement électoral marqua le but le plus important de la carrière de Magellan. Et puisque personne n’est assez fou pour
changer une équipe qui fraude pour gagner, le candidat de l’étranger, tout pouvoir Dozos et Frères Cissé en main,
repositionne le même Bakayoko sur le front de son attaque. La présidentielle de 2015 est gagnée d’avance. Magellan peut
dormir peinard dans les bras de sa blanche colombe Fanta Gbê sur son lit... Avec ou sans la candidature unique du Rhdp. A la différence de 2010, Bakayoko Minuit n’aura
pas besoin d’une escorte onusienne et française, encore moins de se réfugier dans une chambre du QG de campagne de Magellan. Du siège de son Groupement électoral, en direct sur les antennes de la Rti version rattrapée, toute fraude validée, il proclamera son candidat président.
Sauf si la nature, le vrai maître indéboulonnable,
en décide autrement…
source Bôlkotch /