Les cours étaient perturbés lundi, à l’université de Cocody (Est Abidjan), à la suite d’une grève de 24 heures de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI), plus grand syndicat estudiantin, pour exiger entre autres la réhabilitation des cités universitaires.

 

Cette grève, dite de “boycott du système éducatif”, vise à protester contre “les promesses non tenues” du gouvernement.

 

Des étudiants frappés à coup de matraques, coups de feu, bagarre entre étudiants et policiers, telle est la réalité à laquelle ces étudiants, allés déloger leurs amis dans des grandes écoles, collèges et lycées de la place ont été confrontés ce lundi. Les images sont édifiantes dans une vidéo qui a fait le tour des réseaux sociaux.

 

C'était partout, la débandade. Les cours ont été perturbés suite au mot d'ordre de boycott de la fédération estudiantine et scolaire de Côte d‘Ivoire (Fesci) pour interpeller l’Etat sur les conditions précaires des établissements. « Élèves et étudiants de Côte d'Ivoire, ce lundi 28 mai 2018, la Fesci invite les uns et les autres à rester tranquillement à la maison afin de boycotter le système éducatif en et d'interpeller l'État sur nos conditions précaires dans les établissements », a déclaré le Secrétaire général de la Fesci.

 

 

 

 

Il s’agit de “la réhabilitation des cités dont les travaux devraient débuter en 2018, la livraison des cités universitaires de Korhogo (Nord) et Man (Ouest) prévue en début d’année, l’établissement de la connexion internet dans toutes les universités publiques et cités universitaires, la suppression des frais annexes dans les lycées et collèges”, selon le syndicat qui a appelé les étudiants à “rester à la maison pour interpeller l’Etat sur les conditions précaires” des étudiants.

 

Des membres de la Fesci refoulaient les étudiants de l’université de Cocody, la plus grande du pays, où la scolarité était ouverte. Des policiers étaient déployés vers le Centre hospitalier universitaire (CHU) de Cocody, jouxtant l’université.

 

Les cours étaient également perturbés à l’université de Daloa (Centre-ouest).

 

Cette grève intervient en même temps que celle de la Coordination nationale des enseignants-chercheurs et chercheurs de Côte d’Ivoire (CNEC), principal syndicat des enseignants des universités publiques, qui exige entre autres, la “démission” du président de l’université de Cocody, professeur Abou Karamoko pour sa “mauvaise gouvernance” et le manque d’infrastructures à l’université.