Le président de la Fédération des associations de consommateurs actifs de Côte d'Ivoire (Faca-ci), Marius Comoé, a dénoncé hier, la surenchère qui est faite aux consommateurs. 

 

Joint au téléphone pour vérifier l’information de son interpellation par la DST à la suite de son intervention sur les chaines internationales pour dénoncer la surenchère faite aux consommateurs, il a déclaré :

 

« Je n’ai pas été interpellé par la DST, encore moins entendu ». Il a par ailleurs dénoncé les promesses non tenues du chef de l’Etat, Alassane Ouattara quant à trouver des solutions à la cherté de la vie. « Depuis l’avènement d’Alassane Ouattara, il n’a pas tenu ses promesses de campagne.

 

Il a promis une université par an, soit 5 en 5ans. Nous n’avons rien vu. La Couverture maladie universelle qu’il a promise tarde à démarrer. Nous continuons de débourser de l’argent pour nos soins.

 

La gratuité des soins ciblés n’est pas une réalité. Aujourd’hui les femmes qui accouchent par césarienne doivent payer et les soins aux enfants de 0 à 5 ans sont payants », a-t-il soutenu. A cela s’ajoute le taux de pauvreté grandissant, le programme des logements sociaux qui piétine dans la mesure où « aucune maison n‘a à ce jour été livrée ».

 

« Quelle est cette politique mise en œuvre par Ouattara qui lors de la campagne avait dit qu’il ne fallait pas donner sa voix au mensonge », s’est-il interrogé avant d’ajouter : « Nous avons placé beaucoup d’espoir en lui et aujourd’hui nous n’avons que nos yeux pour pleurer ». Aussi, s’est-il demandé pourquoi, il y a eu tant de morts, tant d’exilés, tant de prisonniers si c’était pour aboutir à un tel résultat. Par ailleurs, il a affirmé que « ce que le chef de l’Etat, Alassane Ouattara n’a pu faire en 6 ans, il ne peut le faire en 4 ans ».

 

Pour étayer ses propos, Marius Comoé a rappelé que dans l’opposition, Alassane Ouattara avait dénoncé entre autres, la cherté de la vie notamment le coût élevé de l’électricité, le délestage, la pauvreté dans laquelle vivent les Ivoiriens. « Aujourd’hui, il y a toujours le délestage, la qualité de l’électricité n’est pas de mise et on assiste à la hausse du coût du kilowatt. Les Ivoiriens ploient sous le poids de la pauvreté », a –t-il précisé avant d’indiquer que le chef de l’Etat n’a pas tenu ses promesses. « Je continuerai de défendre le droit des consommateurs et rien ne pourra m’en empêcher », a-t-il conclu.

source lecri