En visite officielle de 72h en côte d’ivoire, le président de l’assemblée nationale de france était hier devant les parlementaires ivoiriens. Claude Bartolone a saisi l’occasion pour appeler l’assemblée nationale ivoirienne à se débarrasser de sa teinture monocolore pour revêtir les habits de la démocratie. et cela, sur un fond de dialogue intérieur vrai. « La réconciliation,comme toujours,exige du temps et des efforts,l’équilibre à trouver entre pardon et sanction est délicat.

Mais je sais qu’au fond, la volonté de dialoguer est là, de part et d’autre, et c’est l’essentiel. C’est ce qui fait et fera la force de votre pays.Pour citer, justement, Félix Houphouët-Boigny, « le dialogue est l’arme des forts et non des faibles (…) Dans la recherche de la paix,de la vraie paix, de la paix juste et durable, on ne doit pas hésiter,un seul instant, à recourir, avec obstination au dialogue. Ce dialogue existe, il avance. Je forme donc le voeu qu’à ma prochaine visite, l’ensemble des forces politiques ivoiriennes puissent être représentées à l’Assemblée nationale,pour que le Parlement fasse vivre le débat démocratique,qu’il soit, définitivement, le coeur battant de la démocratie»,a soutenu le président du parlement français.

Claude Bartolone, qui a dit ne pas être venu en donneur de leçons,mais en observateur engagé, en ami aussi, et en homologue, n’a pas hésité à conseiller à ses hôtes que tout est toujours perfectible.« Il faut laisser le temps aux réformes. Nous autres, responsables politiques, devons rendre des comptes à des populations d’autant plus impatientes qu’elles sont parfois, trop souvent, dans la souffrance.Nous devons leur montrer le cap,
notre volonté, notre détermination à perfectionner toujours notre action », s’est-il voulu on ne peut plus clair. avant de rappeler que «nos Assemblées sont les lieux où vivent et s’épanouissent nos démocraties, où elles se grandissent,où elles se consolident.
Elles sont les lieux où toutes les forces et les voix de la nation peuvent être représentées, doivent débattre, pour se confronter ou pour s’unir».
Guillaume Soro, le président de l’assemblée nationale ivoirienne,s’est réjoui de recevoir son homologue de france. il a surtout salué l’accord de coopération interparlementaire signé quelques instants plus tôt entre les deux hommes.
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