Secrétaire national de la JFPI chargé de la politique de la jeune, Koua Justin a animé une causerie débat avec les militants FPI de la fédération Abidjan Sud plus précisément de Vridi Cité, ce dimanche 3 aout 2014. Thème choisi : «Quel militant du FPI pour la libération de Laurent Gbagbo». Fidèle à son engagement, le National Koua Justin s’est voulu déterminé et résolu à engager le combat pour la libération de Laurent Gbagbo. Ce à quoi il invite militants du FPI car c’est le seul combat qui vaut la peine d’être mené en ce moment. Larges extraits de son intervention !

Quand Koua Justin reprend le combat,c’est dire que le combat pour la libération du président Gbagbo est en marche. La JFPI est plus que jamais engagée dans cette lutte et les camarades l’ont si bien compris que nous disons que nous ne pouvons pas tergiverser. Le JFPI comme le FPI aujourd’hui, nous sommes des missionnaires,des gens qui se mettent en mission pour la libération du président Laurent Gbagbo. On a besoin de missionnaires, des gens qui voient les épreuves et qui acceptent volontairement de foncer. Parce que au bout de l’épreuve, se trouve la libération de Laurent Gbagbo. Nous reprenons le combat et nous disons à tous ceux qui ont en main la gestion des affaires de l’Etat que la récréation est terminée.

Koua Justin vient annoncer la fin de la recréation et je suis
heureux de dire depuis Vridi Cité que nous allons engager les camarades au combat.Ces derniers moments, l’actualité est tournée vers la vie à l’intérieur du Front populaire ivoirien. Au point que de nombreux camarades ont failli se laisser gagner par le découragement. Ils s’interrogeaient : mais où va notre parti ? Qu’est-ce qui se passe dans notre parti ? Qu’est-ce qui arrive à nos dirigeants. Je viens vous demander de détourner vos regards de ces interrogations et de les orienter résolument vers Laurent Gbagbo. On n’a pas d’autre choix que de conjuguer nos efforts pour que le président Gbagbo sorte de prison. Réengagez-vous au combat !
Si quelqu’un veut nous distraire sur le chemin de la libération de Laurent Gbagbo, c’est nous militants qui devons le ramener sur le droit chemin. Nous n’avons qu’un seul calendrier, celui de la libération du président Gbagbo. On ne peut pas accepter qu’il y ait tant de morts, tant de misère pour qu’au moment où l’histoire nous ouvre ses portes pour écrire ses lettres en majuscules, nous puissions tergiverser. C’est pourquoi tout appel en dehors de la libération du président Gbagbo n’en vaut pas la peine. Je suis venu vous dire : ne vous interrogez pas. Là où les autres s’interrogent, armez-vous de courage. Là où les autres se posent des questions,réengagez-vous au combat.

A partir de cette assemblée générale, il faut que les fédérations FPI ou JFPI reprennent les meetings à la place Laurent Gbagbo, les tournées pour que les militants et les responsables viennent instruire les populations sur la misère dans laquelle Alassane Ouattara nous plonge. Face à cette situation, nous n’avons qu’un seul recours.Malheureusement il est pris en otage et notre devoir en tant que militant, c’est de faire en sorte que Laurent Gbagbo soit libéré. Pour nous qui sommes ici comme pour ceux qui sont à l’étranger, pour ceux qui sont au FPI comme pour ceux qui sont en
dehors du parti, Gbagbo Laurent est pour la Côte d’Ivoire ce que Nelson Mandela est pour l’Afrique du Sud. Nous devons nous inscrire dans une logique de réconciliation. Oui,les Ivoiriens ont besoin de se réconcilier. Mais le réconciliateur en chef, c’est Gbagbo Laurent. Nous voulons la paix. Oui, les Ivoiriens ont besoin de vivre en paix. Mais celui qui porte la paix et qui est capable d’apporter la paix à l’ensemble des Ivoiriens s’appelle Laurent Gbagbo. En clair, si Gbagbo n’est pas là, rien ne peut marcher. Et le militant du FPI dont on a besoin aujourd’hui, c’est celui qui ne se pose pas de question sur sa condition de vie, sur sa promotion personnelle. Si tu te poses des questions du genre : est-ce que je ne vais pas perdre mon travail ? Est-ce qu’on ne va pas m’arrêter demain ? Si tu te poses tellement de questions qui tournent autour de ton être, alors tu risques de perdre l’essentiel. La question que nous devons nous poser, c’est comment je vais libérer mon Gbagbo ? Le militant dont on a besoin ce n’est pas celui qui se demande si la Commission électorale indépendante nous sied. Ou celui qui dit qu’il faut qu’on ait la présidence de la CEI ou deux vice-présidences de cette institution.

Imaginez même qu’on va donne la CEI dans la totalité, qu’on vous donne la CEI et le porte-parolat, ou même que tous les membres de la CEI sont FPI, Bakayoko n’est plus président. Pensez-vous qu’on peut gagner des élections en 2015 ?
Pourquoi sommes-nous donc pressés d’avoir une CEI même améliorée alors que Laurent Gbagbo est encore en prison. Et
même si on avait cette CEI et que les conditions étaient créées pour aller aux élections,qui devrait porter les voix du peuple ivoirien ? Moi Koua Justin, depuis le 11 avril, je ne me pose pas de question sur ce que sera mon avenir. Ou notre avenir. J’ai décidé de me battre pour l’avenir de la Côte d’Ivoire. Or l’avenir de la Côte d’Ivoire est lié à Laurent Gbagbo. Voilà pourquoi depuis le 11 avril 2011, je n’ai jamais demandé la libération de Sangaré Aboudrahamane, Affi N’guessan ou autres. Parce que libérés, ils doivent travailler à la libération de Gbagbo Laurent.La confirmation des charges n’est pas la condamnation.
En le disant, on n’invite personne à l’indiscipline.On invite les militants à se réarmer moralement. L’affaire de Gbagbo, certains ont voulu nous faire croire que c’est fini.Mais la confirmation des charges n’est pas la condamnation de l’individu. Mieux, quand on confirme les charges et on ouvre un procès il ne sera pas contre Laurent Gbagbo.Son peuple a vécu son histoire, a fait son histoire avec lui. Il n’a jamais pris les armes contre son peuple. Si on ouvre un procès contre Gbagbo, Alassane Ouattara, Soro Guillaume, et autres se retrouveront en prison pendant que lui Gbagbo sera libéré. Vous n’avez jamais vu de procès où on libère celui qui est accusé ? Ce sera le cas de Laurent Gbagbo. Mais comme son procès est politique,l’instrument politique qu’il a laissé
entre les mains des Ivoiriens, le FPI doit se mettre au travail pour oeuvrer à sa libération avec des actions concrètes sur le terrain.

Ne regardons pas les démarches embrouillées Voilà pourquoi quand le FPI se bat avec le FPI, les militants sont embrouillés. Quand les FPI se bat contre les envahisseurs, les militants se retrouvent. Le FPI doit donc se mettre en ordre de bataille pour combattre les envahisseurs. Je suis venu donc vous dire que le militant dont le président Gbagbo a besoin, c’est celui qui ne se bat pas avec lui-même. Mais qui est conscient que son peuple est envahi et s’engage à combattre les envahisseurs. Ouattara a nationalisé la famine. Nous vivons dans l’insécurité et la gestion et Ouattara nous livre chaque jour au ridicule. Ouattara nous fait assez de mal. On est fatigués. Si c’est le cas, qu’est-ce qu’on fait ? Et comment on se bat pour obtenir des résultats ?
Ce que nous devons faire, camarade fédéral, c’est d’organiser un premier meeting à la place Laurent Gbagbo. Et je voudrais engager la fédération Abidjan Sud à organiser sous la responsabilité du camarade SGA, un grand rassemblement. Le peuple veut aller au combat ! Pendant que les dirigeants s’embrouillent, le peuple veut aller au combat.J’ai longtemps observé et j’ai vu que si vous voulez vous fier aux dirigeants
embrouillés, vous aurez un peuple embrouillé. Le destin de la Côte d’Ivoire, la libération du président Gbagbo repose désormais entre les mains de la jeunesse de Côte d’Ivoire. C’est pourquoi je ne peux laisser la jeunesse être embrouillée par une élite embrouillée, une vision embrouillée. Je suis venu réengager la jeunesse au combat.

On ne peut pas construire une ligne de combat sur une vision embrouillée, une vision naïve. Je suis venu me porte garant pour vous conduire au combat. Vous n’avez personne pour vous conduire au combat, Koua Justin se propose comme l’ouvrier du combat.Si Sangaré Abdoudrahamane est le gardien du temple, Koua Justin est l’ouvrier du temple. Et en temps qu’ouvrier, je prends mes responsabilités. Nous devons aller au combat. Levons pour aller au combat mais n’allons pas dans la vision embrouillée, ne regardons pas les démarches embrouillées.Regardons Laurent Gbagbo et en avant pour sa libération !(…)
L’espoir des Ivoiriens est porté par le Fpi. Le Fpi est le seul espoir. Ils veulent voir tout le Fpi se mobiliser pour Gbagbo Laurent. Leur espoir est porté par le Fpi. Les Ivoiriens ne veulent pas voir le Fpi se mobiliser pour autre chose. Pour la justice, il vit l’injustice,pour l’honneur de notre pays, il vit dans le déshonneur, pour la gloire de son peuple, sa dignité est bafouée (…) N’hésitez pas à vous engager dans le combat pour la libération de Gbagbo Laurent. C’est ce que je suis venu vous dire. Ne vous interrogez pas, le parti ne se cassera pas. Il n’y aura pas de départ au Fpi. Affi, ne quittera pas le Fpi, Akoun ne quittera pas le Fpi, Douaty ne quittera pas le Fpi, Touré Massiani ne quiettra pas le Fpi.Parce qu’en réalité, quelle est la grande famille d’Affi N’Guessan ? C’est le Fpi.Quelle est la grande famille de Touré Massiani ? C’est le Fpi. Quelle est la grande famille d’Akoun Laurent ? C’est le Fpi. Ils ont passé toute leur vie au Fpi. Aujourd’hui,le Fpi les appelle à l’union pour aller libérer Gbagbo Laurent. Pendant ce temps, nous les militants non embrouillés on doit engager le combat pour la libération de Gbagbo Laurent. C’est ça que je suis venu vous confier.

Laurent n’a pas créé le Fpi pour que le Fpi soit ridiculisé En quittant ici ce soir, en rejoignant nos domiciles, on doit faire la mobilisation. (…) On a vu les choses venir. Et quand Gbagbo Laurent nous a dit, si vous voyez les choses venir qui ne correspondent pas à vos convictions,prenez la peine d’observer sans rien dire. Parce qu’on a vu que les gens étaient en train de s’embrouiller. Le 5 juin avait commencé à les embrouiller. Et comme le 5 juin embrouille ceux qui gèrent momentanément les choses de l’Etat, on sera obligé de réactualiser le langage de la rue pour qu’à défaut du dialogue, ils puissent comprendre le langage de la rue (…) Hollande est venu,il a rencontré tous les partis politiques, tous les leaders des partis politiques, un seul prisonnier n’est pas sorti après son départ, un seul compte n’a pas été dégelé. Hollande n’a même pas parlé de ça. Parce que
Hollande s’en fout qu’il y ait des prisonniers en Côte d’Ivoire. Hollande s’en fout qu’il y ait des comptes gelés en Côte d’Ivoire. Ce qui intéresse Hollande c’est «est-ce que je peux davantage piller les ressources de la Côte d’Ivoire.Hollande vient nous dire pour des raisons d’intérêt général, envisagez comment vous allez participer aux élections. Quand Hollande tient ce langage, où se trouve la parole du leader ? (…) On ne peut pas confier notre sort à Hollande. Ça été une visite pour venir faire des affaires et pour pouvoir mieux planifier leur pillage. Rien d’autre. Ceux qui ont compris la visite de Hollande comme une visite de soutien au
peuple ivoirien n’ont rien compris des relations internationales. Nous, nous sommes des orphelins. Aujourd’hui, ce qu’on doit montrer à Hollande et à Ouattara, c’est que nous avons une capacité de nuisance non pas par les armes, non pas avec les armes mais la marche. Le peuple de Côte d’Ivoire est la bombe atomique du Fpi. Nous devons faire sortir le peuple de Côte d’Ivoire rien que par la parole pour que l’Etat prenne conscience que le Fpi est un parti avec lequel il faut compter sinon les gens continueront de nous ridiculiser. Or Gbagbo Laurent n’a pas créé le Fpi pour que le Fpi soit ridiculisé et le Fpi ne peut pas avoir honte. Je voudrais que vous reteniez ça plutôt que de voir le Fpi en 2015 (…) On va aller à un congrès et puis on va dire, est-ce qu’on doit aller aux élections.

Si le congrès dit oui,on va poser une autre question. Avec qui
allons-nous aux élections ? C’est le congrès qui va résoudre toutes ces questions. En attendant, les petits bruits que vous entendez à gauche et à droite qu’on va aller aux élections sont des rumeurs parce que le congrès ne s’est pas encore réuni. Au Fpi, le congrès ne se résume pas à une seule personne et le congrès ce n’est pas la volonté d’une seule personne. Au Fpi, le congrès c’est la volonté du sommet jusqu’aux bases et quand ce peuple a décidé, qui que tu sois,tu ne peux que t’aligner. Donc je suis venu vous dire, ce qui nous attend est tellement sérieux, qu’on n’a plus le temps, pour parler comme Ouattara, de bavardage inutile. (…) Celui qui ne s’engagera pas avec autorité dans le combat pour la libération de Gbagbo Laurent qui porte en lui-même la libération du peuple de Côte d’Ivoire trouvera malheur sur son chemin. Celui qui ignore le combat de Gbagbo Laurent où qui entame le combat de sa propre personne, celui qui ignore le combat de Gbagbo Laurent, qui que tu sois,où que tu te trouves, quoi que tu fasses,quelle que soit ta condition sociale (…) tu trouveras malheur sur ton chemin».

Propos recueilli par Stephane Bahi