Voici plus de deux semaines que des sources nous ont fait parvenir, à l'image d'autre média, un document invérifiable de fraudeurs fiscaux présumés dans une affaire de dédouanement  de véhicules importés.

 

Si certains médias en ont fait leur une, n'étant en mesure de vérifier l'origine et l'authenticité de ce dernier avec sa liste de de personnalités, décision avait été prise de ne pas l'exploiter. 

 

Néanmoins, leurs noms dans la presse à scandale du pays, certains au lieu de l'ignorer, en font hélas écho.

 

C'est le cas du ministre Marcel Amon Tanoh. Sans nul doute mal conseillé, il a diffusé samedi un texte en deux temps, un premier truffé de fautes suivi d'un corrigé, sous forme de réaction à la dite liste du document, sur le media social américain Facebook.

 

Le ministre se dédouane lui et son épouse d'avoir fauté dans leurs dédouanements effectués via des transitaires agrées.

 

" Depuis quelques jours, des allégations ont été portées à l’encontre de mon épouse et de moi-même, dans l’affaire relative aux « Fraudes au guichet automobile ». Respectueux scrupuleux des lois et règlements, je tiens à préciser que, conformément aux procédures en vigueur, en matière de dédouanement, mon épouse et moi avons eu recours à un transitaire et réglé les frais de dédouanement, comme l’attestent les factures en notre possession." lit-on.

 

Alors qu'en Côte d'Ivoire, dédouaner son véhicule importé ouvre bien souvent à des négociations et tractations en tout genre pour dessaler la facture et ses plus de 40% de taxes ajoutées à sa valeur cotée, le ministre, plutôt que de porter plainte contre ceux qui ont jeté son nom et celui de sa femme en pâture, se réserve le droit de porter plainte contre les transitaires si ces derniers avaient abusé du couple Amon Tanoh.

 

"Néanmoins, nous nous réservons le droit d’initier une action en justice, s’il s’avérait que nous avons été abusés " conclu le ministre des affaires étrangères.

 

Enfin, avec cette déclaration qui pourrait de fait par effet pervers des réactions, rendre suspect Amon Tanoh et son épouse, un autre ministre, celui de la justice, Sansan Kambilé, est quant à lui pris dans une affaire de dédouanement  frauduleux autre que celle de la liste qui a fait réagir son homologue.