Les comptes de la Petroci sont au rouge. L’information est donnée par le dernier numéro 692 du bi-hebdo parisien La Lettre du Continent. Le canard français avance comme raison principale de l’assèchement des comptes de ce joyau de l’industrie pétrolière ivoirienne, les nombreux impayés de l’Etat de Côte-d’Ivoire.

En effet, la société dirigée par le proche d’Henri Konan Bédié, le DG Daniel Gnagni, attend depuis de longs mois que les FRCI s’acquittent d’une créance de 20 milliards de FCFA «correspondants à des approvisionnements en produits pétroliers » écrit la LC. Le confrère révèle dans le même article que la Société des Energies de Côte-d’Ivoire serait elle aussi redevable d’une créance de 20 milliards de FCFA à Petroci.

Un véto du président Ouattara empêcherait Petroci d’interrompre la fourniture de ses produits aux deux mauvais payeurs. Contrairement à Kassoum Fadiga sous Laurent Gbagbo, «Daniel Gnagni ne peut agir sans se référer à Adama Toungara, son ministre de tutulle» indique la LC, qui semble savoir que Petroci est rentrée en «négociation avec le trader Glencore, afin d’obtenir dès 2015, des financements par anticipation sur le brut tiré du champ Espoir».
connectionivoirienne