Je salue la libération du journaliste Joseph Gnahoua Titi, directeur de publication du journal ivoirien AUJOURD'HUI, arrêté par le régime Ouattara et jeté en prison à la Maison d'Arrêt et de Correction d'Abidjan ( MACA). 

Sa détention, illégale, a duré moins d'une semaine, et a pris fin grâce à notre mobilisation, mais surtout grâce à des pressions venues de l'extérieur. 

La leçon principale qu'on peut donc tirer de cette issue heureuse pour ce journaliste, c'est que quand l'extérieur s'implique, les choses vont plus vite, parce que les ivoiriens, toujours mobilisés, n'ont pas arrêté depuis 2011 de dénoncer les arrestations et les emprisonnements arbitraires. Sans grands résultats. 

Ceux qui se sont rapidement manifestés pour sortir le journaliste Joseph Gnahoua Titi de la MACA, et dont nous saluons la mobilisation, ne peuvent pas dire qu'ils ne savent rien des conditions de ces centaines de détenus dont certains ont fait la grève de la faim pour essayer d'attirer l'attention de l'opinion internationale sur leur détresse. 

S'ils ne disent rien, ce n'est donc pas parce qu'ils ne savent rien, mais plutôt parce qu'ils ont choisi d'être indifférents. 

Ceux qui sont encore injustement détenus sont donc toujours prisonniers à cause de cette indifférence, car il suffirait seulement que ces acteurs extérieurs mettent la même pression sur le régime Ouattara pour que des pères de famille, détenus sans jugement depuis longtemps, retrouvent leurs femmes et enfants, et tous ces jeunes gens leurs parents et amis. 

LIBEREZ TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES 

 

Alexis Gnagno