Le procès en assises de 83 personnalités proches de l’ancien ivoirien Laurent Gbagbo ne pourra pas s’ouvrir mercredi à Abidjan comme initialement prévu en raison d’ “un retard dans les actes préparatoires’’, a affirmé Me Mathurin Dirabou, membre du collectif des avocats des accusés.

Me Mathurin Dirabou, joint au téléphone, par ALERTE INFO, a expliqué que les actes préparatoires du procès ont connu “un retard’’ en raison notamment des vacances judiciaires.
Mercredi, devrait débuter à la Cour d’assises d’Abidjan le procès de 83 personnalités dont Simone Gbagbo, l’ex-Première dame, Michel Gbagbo, le fils de l’ancien président et Pascal Affi N’Guessan, le patron du Front populaire ivoirien (FPI), le parti de Laurent Gbagbo.
Tous sont cités à comparaître pour leur rôle présumé dans la crise post-électorale de 2010-2011.

Ils sont accusés d’ “atteinte à la sûreté de l’Etat, complot contre la défense nationale, constitution et direction de bandes armées, attentat à l’ordre public’’.
Face à la presse, Pascal Affi N’Guessan a dénoncé lundi un procès « politique » visant à « museler l’opposition » avant la présidentielle de 2015.
Le régime veut « décapiter et museler l’opposition à l’approche des échéances électorales de 2015″, a accusé le président du FPI, pour qui cette procédure constitue « le pendant national » du procès de Laurent Gbagbo devant la Cour pénale internationale (CPI), qui le poursuit pour « crimes contre l’humanité ».
AUTRE PRESSE